Articles 2010 (41)

 

>CAP-SUD MOTO-CLUB A L’HONNEUR: Assemblée générale de la Ligue d’Aquitaine de Motocyclisme – Dimanche 19 décembre 2011 à Fumel (47) Suite...

>AG Extraordinaire de Cap-Sud du Samedi 11 Décembre 2010 L'équipe s'étoffe et le programme 2011 également. Suite...

>Temps froid pour coeurs chauds; Journée anniversaire de la disparition de Daniel Mousques – Dimanche 28 novembre 2010

Le SHARK X-TREM 2006 restera dans nos cœurs comme la dernière édition d’une formidable compétition sportive autour de la moto tout-terrain mais surtout comme la dernière fois où nous aurons pu apprécier la compagnie de notre ami Daniel MOUSQUES. Suite...

>La « Transpaña » sur de bons (t)rails Fin des reconnaissances – Samedi 23 au dimanche 31 octobre 2010

Après de longues années de cogitation, mon projet de traversée Nord-Sud de l’Espagne par les pistes avait pris forme l’année passée à la même époque lors d’une première tentative couronnée de succès. Pour autant, le parcours effectué restait perfectible tant du point de vue du tracé, des sites traversés que de la difficulté et de la longueur des étapes. Une nouvelle semaine de reconnaissances devait permettre de corriger ces dernières imperfections. Suite...

>Figarol - Daroca - Teruel: Michel avait gardé des devoirs de vacances et nous rapporte sa copie sur sa sortie espagnole d'Octobre... Suite..

>Formation avec la Prévention Routière. 22 Octobre 2010 Journée moto à Cap-Sud, mais cette fois pour apprendre les bases de la conduite moto en sécurité avec la Prévention Routière.(voir ajout de l'article de Sud-Ouest) Suite...

>Natura 2000 et sports mécaniques: Vers une phase d'apprentissage; Dimanche 17 Octobre 2010

En ce Jeudi 14 Octobre, la salle Louis Barthou de la Préfecture de Pau était presque trop petite pour cette réunion d'information à l'initiative du ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, preuve que les clubs de sports mécaniques ne prennent pas la chose à la légère.

Au programme, l'explication du contexte réglementaire et la présentation des outils d'informations à utiliser par les clubs pour mettre en accord leur conception de projet avec les textes de lois. Suite...

>Etude dirigée: Stage GPS en milieu hostile... Samedi 9 Octobre 2010

Après une première session en 2008, quelques Cap-Sudiens sont revenus sur Thèze pour parfaire ou découvrir l'utilisation du GPS. Suite...

>2 ROUES DANS TA VILLE; 1ère session éducative « Stunt » à Salies de Béarn – Samedi 9 octobre 2010; En 2007, les salisiens découvraient lors du 1er SALIES MOTO FESTIVAL une nouvelle discipline moto acrobatique et spectaculaire : Le Stunt. Quatre ans plus tard, c’est une dizaine d’ados qui se retrouvent sur le parking de la salle des sports de Mosquéros pour la première session éducative du moto-club CAP-SUD qui leur est entièrement consacrée. Suite...

>Qui, que, quoi, où, … Cancon ?!   26 Septembre 2010

Déjà un petit mois que la rentrée a eu lieu. La reprise des cours est difficile car les beaux jours sont encore là et les distractions aussi. Difficile, donc, de se remettre à plancher sur les bancs de l’école. Suite...

>Enduro de St Geniès; 5 Septembre 2010; Ce week-end, les pilotes du moto club cap sud, faisaient un long déplacement pour l'enduro de st Genies. Chaleur et poussière au programme...; Articles de Gille et Fredo;  Suite...

>Montée impossible d'Arette 15-08-2010:  Plus vite, Plus Haut, Plus Fort! Devant 5000 personnes, Jonathan Dekerle hisse les couleurs de Cap-Sud au sommet de La Mouline. Suite...

>Un grand Tour et puis s’en va; 18ème étape du Tour de France cycliste à Salies de Béarn – Vendredi 20 juillet 2010 Suite...

>Randonnée la Pétian contre la leucémie Salies de Béarn – Dimanche19 juillet 2010 Pour la 4ème édition de « La Pétian, tous ensemble contre la leucémie », le moto-club CAP-SUD a encore une fois répondu présent... Suite...

>Endurance de Guiche : L’été est bien là, les Capsudiens aussi ! 11 Juillet 2010 Suite...

>Le bonheur est dans les virages  Week-end route entre Salies de Béarn et Ainsa (E) – 10 & 11 juillet 2010 En ce début d’été surchauffé, le moto-club CAP-SUD organisait son 2ème week-end route. Suite...

>11 Juillet 2010: Endurance de Guiche. Suite...

>Enduro de Monein; 4 Juillet 2010 En attendant l'article, quelques photos des Cap-Sudiens sur le podium de départ et les classements Suite...

>PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS ! 2ème manche du championnat de Ligue Aquitaine d’enduro – Dimanche 20 Juin à Saint-Pantaly d’Ans (24). Il n’y a pas que des cèpes en Dordogne et en ce samedi 19 juin, les compétiteurs capsudiens ne sont pas dans la forêt autour de Cubjac pour chercher des champignons Suite...

>AG Codever 64 à Artix Vendredi 25 Juin 2010

La fréquentation des chemins deviendrait-elle une pratique de juriste? Pas tout à fait mais l'information sur la règlementation en cours, l'expérience de chacun et la vigilance sur le simple droit de circuler sont un travail de longue haleine mené par Patrick Huet, et maintenant Xavier Bourge comme interlocuteur local du Codever. Suite...

>DES BMW GS DANS TOUS LES SENS; Raid TT du BMW moto-club France – 6 au 11 juin 2010

Il y a plus de 8 mois, lorsque le président du BMW moto-club France m’avait appelé pour me demander si CAP-SUD pouvait leur organiser leur traditionnelle sortie TT du mois de Juin, j’avoue que je me suis demandé s’il ne s’était pas trompé d’adresse. Suite...

>PAYS DE GALLES; Juin 2010 En préparation depuis plusieurs mois, la virée galloise a fait tomber les quelques petites idées reçues pour ceux qui m'accompagnaient dans ce périple, notamment en ce qui concerne le climat et la nourriture locale. Même les habitués du simple expresso matinal ont fini au Full English Breakfast et avec des coups de soleil!!!.. Suite...

>ENFIN LE DEPART ! Dimanche 30 mai 2010 - Championnat de Ligue d’Aquitaine d’Enduro à Cauneille (40).

En ce dernier week-end du mois de Mai, la première épreuve du championnat d'Aquitaine d'enduro s’est déroulée à Cauneille. Une saison 2010 au départ tardif mais qui débute par une épreuve mythique pour les pilotes du moto club CAP-SUD venus en bons voisins. Un enduro qui n’aura pas manqué à sa réputation tellement les conditions de course auront été délicates. Suite...

>Cap-Sud au pays du poireau; 27 Mai 2010

Rien à voir avec l'enduro des Poireaux, mais une aventure en petit comité du côté du Pays de Galles qui va passer du stade de projet à la phase de réalisation… Suite...

>RAID CAP SUD enduro, c’est reparti !! 26 Mai 2010

Depuis 2007, le moto club Cap Sud n’avait plus organisé de raid AMIGOS enduro pour diverses raisons, pression écolo, risque d’amende derrière chaque cailloux etc.… Hé bien depuis ce long weekend de Pentecôte, c’est reparti...! Suite...

>Comme des pingouins; Raid trail BMW Béarn Motos Montagnes Basques – Samedi 15 et dimanche 16 mai 2010 Au départ, ces 2 jours de trail, organisés par le moto-club CAP-SUD pour faire découvrir aux clients de la concession BMW Béarn Motos de Lescar les joies de la conduite en tout-terrain ne devait être qu’une petite promenade de santé... Suite...

>Stage de Lacarre du 9 Mai 2010; Article de Stéphane et série photos supp' signée Alex Bouvet. Suite...

a glisse à Lagor !! 02/05/2010

Nos amis du moto-club Pyrénées Quads avaient le redoutable avantage d’ouvrir le championnat de Ligue d’Aquitaine de courses sur prairies 2010. L’occasion pour le moto-club CAP-SUD de venir en nombre. Suite...

>Prairie de Lagor : « Ce qu'il y a de drôle dans le sport, c'est de se salir. »(Bill Watterson) 02/05/2010

Il fut une période durant laquelle le soleil était bien installé, le ciel bleu tout dégagé, la terre presque trop sèche et une température à porter un short. Pourtant en se fiant aux dictons des anciens, « en avril, ne te découvre pas d’un fil », la prudence était de mise. Suite...

>LE FEU ET LA GLACE: Raid Trail TT au Maroc-  9/18 Avril 2010; Pour la troisième année consécutive, un groupe de trail du moto-club CAP-SUD est parti à la découverte du Maroc. Une aventure sur 2 et 4 roues pour 8 pilotes à moto et 2 en 4x4. Une aventure où nous côtoierons le sable et l’eau, la tristesse et la joie, les pistes et les routes, le chaud et le froid, la plaine et la montagne, le ciel et la terre, les rigolades et les coups de gueule, le feu et la glace. Une véritable terre de contraste où chacun vivra son voyage de l’intérieur parfois seul avec lui même mais toujours au sein d’un groupe de potes unis autour de leur passion. Une sorte de voyage initiatique pour les petits nouveaux. Suite...

>Séjour a Erfoud Avril 2010; Fred, notre reporter des sables nous rapporte des souvenirs du Maroc. Suite...

>Grosse Perf de Jonathan à Antagnac Dimanche 28 Mars

Pendant que certains nettoyaient les chemins, notre pilote de pointe Jonathan DEKERLE faisait briller les couleurs du moto-club CAP-SUD sur l'endurance d'Antagnac de ce dimanche. Suite... Commentaires en live ou presque... Suite...

>Chemins pour tous - 17ème journée des chemins – Dimanche 28 mars 2010. Depuis bientôt deux décennies, le comité de défense des loisirs verts (CODEVER) œuvre pour que les chemins restent ouverts à tous. Suite...

>En route pour le meilleur Week-end route à Lekeitio (E) – Samedi 13 et dimanche 14 mars 2010. Si on devait écouter les météorologues de France et de Navarre, nous ne mettrions pas un pneu dehors !  Suite...

>Enduro Basco-Béarnais 2010, Sauveterre (64), 7 mars 2010

Comme chaque année, le moto-club des 2 gaves se démène pour sauvegarder le classique « enduro basco-béarnais » (ex. « enduro des poireaux ») et nous proposer un parcours à travers le Béarn et le Pays-Basque. De Sauveterre à Sauveterre en passant à proximité de Navarrenx, Mauléon, Saint-Jean-Pied-de-Port et Saint-Palais, le décor était planté. Suite...

>1° Endurance d'Orthez-Béarn 20 et 21 Fév. 2010

1214 Photos et 16 minutes de vidéo

>Rallye Maya Maroc 2010 Février 2010

Superbe perf de Jean Michel Ithurburu 7° au scratch et 2°Open. Suite...

>Deuxième couche! 27 Février 2010; Quelques courageux avaient déjà attaqué le démontage des stands dans la semaine, et il fallait maintenant s'occuper de la piste et de ses abords. Suite...

>HAUTE TENSION SUR LA PLAGE Ronde des plages à Hossegor (40) – Championnat de France de courses sur sable - Samedi 23 et dimanche 24 janvier 2010; Une semaine après notre déplacement à Grayan, une forte délégation du moto-club CAP-SUD s’est rendue à Hossegor pour un week-end traditionnellement sportif pour les pilotes mais aussi pour les officiels. Suite..

>CAP-SUD SUR LE FRONT … DE MER !

16ème GURP TT à Grayan (33) – Championnat de France de course sur sable – Samedi 16 et dimanche 17 janvier 2010; Depuis maintenant trois ans, le moto-club CAP-SUD donne un coup de mains au moto-club des Esteys pour l’organisation d’une des plus belles courses sur sable de France : La GURP TT. Une épreuve d’endurance moto qui réunie 400 pilotes dont le gratin de la spécialité pour 3 heures de pilotage entre plages et forêts de pins. Suite...

>RALLYE MAYA MARSEILLE MAROC 2010: Deux Capsudiens à l'attaque des dunes marocaines du 12 au 21 février 2010

Quel motard n'a pas rêvé un jour de surfer sur des dunes de sable géantes en toute liberté ? Quel enduriste n'a pas imaginé parcourir des spéciales sans fin où les rubalises sont remplacées par des cordons de dunes ? Et bien Dany AZZOUG et Jean-Michel ITHURBURU vont vivre ce rêve bien éveillés pour la seconde année consécutive en participant au 2ème Enduro Maya Marseille Maroc du 12 au 21 février 2010. Suite...

>Sortie anti toxines et études appliquées (Philippe)  Samedi 2 Janvier 2010 Suite...

 

 

 

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CAP-SUD MOTO-CLUB A L’HONNEUR

Assemblée générale de la Ligue d’Aquitaine de Motocyclisme – Dimanche 19 décembre 2011 à Fumel (47)

 

La fin d’année civile marque comme d’habitude la fin de saison sportive pour les moto-clubs d’Aquitaine et de Navarre. Il ne reste alors plus que de sacrifier à la sacro-sainte assemblée générale de notre Ligue. En ce dernier week-end avant les fêtes de Noël, c’est avec une hotte bien remplie que le moto-club CAP-SUD est reparti d’un Lot et Garonne transformé pour l’occasion en Pays du Père Noël.

 

Et il fallait beaucoup de motivation pour sortir de dessous la couette en se dimanche matin polaire. Déjà, la veille, la France était transformée en véritable patinoire et les voitures cabossées ornaient les bas côtés. Il faut dire qu’à 5H00 du matin, il nous fallait bien du courage pour prendre une route aux allures de piste de bobsleigh !

Nous étions donc 5 lèves tôt capsudiens à remonter plein Nord contre les éléments : Steph Arrachou, Fred Luberriaga et votre serviteur d’un côté représentant le Béarn et le Pays-Basque intérieur et Antoine Ipuy représentant la Côte-Basque de l’autre, accompagné de son père et de Robert Mentaverri. Seuls Jean-Michel Ithurburu et Christian Gallot étaient absents contre leur gré, retenu en famille ou malade au fond de son lit. Tout ce petit monde arrivait de bonne-heure et de bonne humeur à Fumel avec même suffisamment d’avance pour profiter d’un café chaud et de quelques viennoiseries.

 

Il faut dire que l’année sportive de CAP-SUD a été riche puisque outre les exploits de Jonathan DEKERLE sur les terrains de cross, d’endurance, de prairie ou de montée impossible, nous comptons 5 pilotes sur les podiums du Championnat de Ligue d’Aquitaine d’Enduro 2010. Antoine, champion NCA L1/E1 Junior, Jean-Mi, 2nd NCA L1/E2, Steph, 3ème NCA L2/E1, Max, 3ème NCA L2/E2 Vétéran et Fred, 3ème L3/E2 Vétéran. Un véritable exploit pour notre petit club et sa vingtaine de licenciés ! De quoi rendre fier notre tout nouveau vice-président, pour beaucoup dans la réussite de cette belle aventure. Et l’occasion pour nous d’applaudir nos sportifs qui ont monté nos couleurs sur l’estrade devant tous les clubs et pilotes réunis pour l’occasion. Quand je pense qu’il y a quatre ans, on nous demandait sur les manifestations : C’est quoi CAP-SUD ?

Comme vous vous en doutez, votre serviteur a profité de l’occasion pour faire entendre notre voix à l’assemblée mais aussi prendre quelques contacts avec les autorités et clubs aquitains sur des sujets aussi importants que Natura 2000 ou l’organisation du Championnat de France de Trial Urbain à Salies de Béarn en septembre.

 

Une fois les obligations administratives terminées, ce sont les bras chargés de trophées que nos pilotes ont rejoint les voitures pour en remplir le coffre. Mais avant de partir, il fallait bien se couvrir (je sais, c’est facile !) mais aussi bien se restaurer ! Ce qui fut fait et de belle façon autour d’un banquet digne d’un réveillon. Il fallait bien ça pour repartir dans le froid à l’attaque de 3H00 de route cap Sud. Ne vous inquiétez pas trop pour nous, Fred nous a tenu compagnie et j’ai même pas pu dormir !!!

Gérard BRONDY

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AG Extraordinaire de Cap-Sud du Samedi 11 Décembre 2010

Le bilan 2010 de Cap Sud avec pêle-mêle: Le grand cru du Salies Moto Festival 2010, l'endurance motos et Quads de Sallespisse, la création d'une structure éducative emmenée par un éducateur moto breveté, le développement des randos pour les trails…

 

 

Côté compétition, performances d’exception de Jonathan DEKERLE qui, malgré son jeune âge, s’impose régulièrement sur les podiums. Cerise sur le gâteau, Jonathan DEKERLE, est devenu en l’espace de 2 ans un des meilleurs pilotes de montée impossible ce qui lui a value d’être sélectionné en équipe de France pour la première Coupe d’Europe de la spécialité à Arrette avec au bout un titre de Champion d’Europe 2009 par équipe et la place de 2ème français en individuel. Un véritable exploit ! Exploit renouvelé lors de la dernière montée impossible d’Arrette comptant pour le championnat d’Europe individuel 2010 où il est entré dans le cercle très fermé des 30 pilotes ayant réussi à atteindre le sommet (dont 10 français).

Le moto-club CAP-SUD n’est pas en reste dans la spécialité des rallyes puisque Jean-Michel ITHURBURU a gagné la catégorie NCA/E2 du premier rallye MASSA MAROC en 2009 et a confirmé en 2010 en rentrant dans le top 5 au classement général de l’édition 2010 malgré une épaule blessée

 

Côté organisation, un local mis à disposition par la commune de Salies de Béarn, un nombre d'adhérents qui a doublé en 3 ans, une forte implication dans les manifestations locales avec la gestion des parkings de l’étape du Tour de France à Salies de Béarn. Le développement durable et la protection de l’environnement avec un engagement remarqué par la FFM qui se concrétisera par une présentation le 15 Janvier à Paris de la méthodologie de conception des dossiers d'autorisation de compétition avec, nous le souhaitons, une petite vitrine au niveau national

Et pour la suite de 2011, un programme copieux avec:

Ø       Le développement des activités éducatives autour du motocyclisme avec la pérennisation de l’opération « 2 roues dans ta ville » pour les jeunes à partir de 14 ans, le renforcement des actions en faveur de l’éducation des enfants de 6 à 13 ans et de l’information et la prévention de sécurité routière pour les adultes.

Ø       La finalisation de la partie administrative de la création d’un site destiné à la pratique éducative du motocyclisme.

Ø       La continuité de notre implication sur les manifestations de la région

Ø       Le renforcement de nos actions en faveur d’un accès facilité au sport et à la compétition motocycliste.

Ø       La pérennisation de la randonnée touristique à moto qu’elle soit en tout-terrain ou sur route. Activité à fortes retombées économiques, elle constitue non seulement une ressource financière indispensable pour notre association mais aussi pour les commerces, hôtels et restaurants de la région.

Ø       L’organisation de manifestations sportives et populaires sur le Béarn des Gaves. Le Salies Moto Festival a connu en 2010 un énorme succès populaire qui l’a placé parmi les plus grandes manifestations de notre territoire. On peut ajouter le bon succès de l’Endurance d’Orthez Béarn qui malgré un temps catastrophique a reçu un très bon accueil pour une première. Le moto-club CAP-SUD va donc s’appuyer sur ces deux succès avec pour objectif de les développer pour qu’ils deviennent des événements incontournables du calendrier de notre territoire.

Ø       Organiser une manche du 1er Championnat de France de Trial Urbain à Salies de Béarn était un rêve pour certains d’entre nous qui va devenir réalité en 2011. Fort d’un travail d’approche de presque 1 an, nous avons décidé de nous attaquer à un challenge autrement plus ambitieux. En accueillant cette épreuve spectaculaire au cœur de la ville de Salies de Béarn, le moto-club CAP-SUD mettra la barre encore plus haut pour démontrer à tous que la moto peut-être une activité génératrice d’animation, d’image valorisante et de retombées économiques. Cette organisation intégrée le samedi du Salies Moto Festival 2011 se déroulera le 24 septembre et constituera la finale du Championnat de France de Trial Urbain 2011.

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TEMPS FROID POUR CŒURS CHAUDS

Journée anniversaire de la disparition de Daniel Mousques – Dimanche 28 novembre 2010

 

Le SHARK X-TREM 2006 restera dans nos cœurs comme la dernière édition d’une formidable compétition sportive autour de la moto tout-terrain mais surtout comme la dernière fois où nous aurons pu apprécier la compagnie de notre ami Daniel MOUSQUES. En ce triste 26 novembre 2006, Daniel nous quittait, victime d’une chute pourtant anodine sur un chemin du Pays-Basque qu’il connaissait si bien. Depuis ce funeste jour, ses amis du moto-club CAP‑SUD ont pris l’habitude de se retrouver sur les chemins qu’il aimait tant pour honorer sa mémoire.

 

Dimanche 26 novembre 2010, 9H30 du matin, il fait gris, il fait froid et la neige recouvre les sommets autour de Larceveau. Une vingtaine de capsudiens se serrent autour d’un bon café chaud servi au restaurant Espelet. Il y a là quelques « anciens » qui ont bien connu Daniel mais aussi quelques « petits nouveaux » qui apprécient ce lien qui unit les membres de CAP-SUD au delà de leur passion pour la moto. Mais il est déjà 10H00 et Christian Gallot, le local de l’étape, sonne le rassemblement pour le départ d’une marche qui doit nous emmener sur la stèle de Daniel, tout là-haut, sur les crêtes de Lantabat.

 

Un petit crachin glacé accompagne nos premiers pas sur la piste qui mène au col d’Iparlatze mais l’ambiance est chaleureuse et malgré la montée régulière et le terrain boueux les discussions fusent entre participants évoquant tantôt les bons souvenirs, tantôt les projets à venir. Le rythme est bon et même si le groupe s’étire un peu, arrivés au col après 1H00 de marche, tout le monde se regroupe à l’abri d’un maigre taillis pour une photo souvenir. Le groupe reprend l’ascension sur des chemins qui nous rappellent tant de bons souvenirs. Quel bonheur d’avoir pu rouler librement à moto sur se site grandiose avec de bons copains. Daniel doit bien râler de là haut depuis qu’au nom d’une écologie alibi portée par quelques extrémiste des cités, nous ne pouvons plus y passer à moto.

Sur les derniers mètres nous séparant de la stèle érigée en l’honneur de Daniel, la pente se fait plus rude et les plus alertes attendent et encouragent les derniers à gravir les marches qui auront fait souffrir tant d’enduristes les jours de pluie comme aujourd’hui. Au sommet, sous le grésil et après presque 2H00 de marche, la vue à 360° sur les montagnes basques est merveilleuse. C’est un bel endroit pour se souvenir. La stèle a pris la patine du temps mais elle est toujours au bord du chemin indiquant au promeneur la bonne direction. Nous y posons un beau bouquet de fleur multicolore histoire de donner un peu de couleur à cette grise journée qui nous remplie de mélancolie. La descente vers Larceveau se fera tranquillement, plongés dans nos souvenirs.

Mais Daniel n’aimait pas se morfondre dans la tristesse et il ne faudra pas longtemps pour que la bonne humeur et les franches rigolades reprennent vite leur droit autour d’un bon apéritif puis d’un excellent repas à la table du restaurant Espelet, halte traditionnelle du moto-club CAP-SUD lors de nos périples d’hier, d’aujourd’hui et à n’en pas douter de demain. Car Daniel, tu peux compter sur nous, on ne t’oubliera pas et tant que dans notre moto-club brillera cette étincelle qui nous uni autour d’une passion, de la solidarité et de l’amitié, il y aura toujours quelqu’un pour marcher ou rouler sur tes traces.

Gérard

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La « Transpaña » sur de bons (t)rails

Fin des reconnaissances – Samedi 23 au dimanche 31 octobre 2010    Toutes les photos ici

 

Après de longues années de cogitation, mon projet de traversée Nord-Sud de l’Espagne par les pistes avait pris forme l’année passée à la même époque lors d’une première tentative couronnée de succès. Pour autant, le parcours effectué restait perfectible tant du point de vue du tracé, des sites traversés que de la difficulté et de la longueur des étapes. Une nouvelle semaine de reconnaissances devait permettre de corriger ces dernières imperfections.

 

 

 

Au programme cette année, pas de traversée intégrale de la péninsule ibérique mais des reconnaissances ciblées sur les 3 dernières étapes de notre projet. En effet, alors que la traversée des Pyrénées et de la vaste province d’Aragon ne nous avaient pas posé de problème. Il n’en avait pas été de même des régions de Valence, Murcià ou Almeria. Nous nous concentrons donc sur ces étapes et notamment sur l’arrivée au bord de la Méditerranée du côté d’Almeria qui devra être une véritable apothéose pour les motards qui nous accompagneront dès 2011. Et pour cette mission qui ne devrait avoir rien d’impossible, Seb Fournier, Christophe Esprit, Fred Luberriaga et Jean-Louille Dumollard m’accompagnent.

 

Après une première journée consacrée au 900 km de trajet avec fourgon et remorques et à notre installation nous commençons par le dessert en nous concentrant sur l’étape d’arrivée. Une étape qui ne doit être qu’une formalité car il ne nous reste que les 30 derniers kilomètres à valider et en particulier les derniers hectomètres que nous voulons accomplir sur la plage. Et bien, il nous faudra 2 jours pour y arriver ! Je vous passe nos exploits trialistiques avec des motos de plus de 200 kg et les désormais traditionnelles étapes nocturnes mais il ne sera pas simple d’atteindre notre premier objectif. La chance souriant aux audacieux et grâce au travail minutieux de Seb sur un nouveau tracé, nous tenons enfin une petite merveille d’étape qui se termine dans une crique paradisiaque à proximité d’Almeria. Une réussite saluée par une agréable baignade dans une eau limpide à près de 20° !

 

Ragaillardis par nos exploits, nous mettons le cap au Nord pour enchaîner sur les reconnaissances de la fin de l’étape 4 qui devra nous mener de l’Aragon à la région de Murcià. L’étape découverte l’année passée ne nous ayant pas convaincu, c’est sur un parcours renouvelé à 50% que nous nous attaquons. Fini, les quartiers surpeuplés de la grande banlieue de Valencia, nous mettons le cap sur la Castille y Mancha chère à Don Quichotte ! Ce choix s’avère judicieux tant la région est sauvage et tant les pistes sont belles. Des dizaines de kilomètres de tout-terrain en continu au milieu de plateaux désertiques parfois à plus de 1000 m d’altitude. Une formidable après-midi qui nous fera vite oublier les 200 km de routes effectués le matin par une température hivernale. Point d’orgue de cette journée, la découverte d’un formidable petit hôtel dans un village perdu à quelques dizaines de kilomètres d’Alabacete et dont le confort n’a d‘égal que la qualité de l’accueil et de la cuisine.

 

Le lendemain, c’est à une cinquième étape nouvelle à 80 % que nous nous attaquons. En effet le nouveau tracé de Seb nous mène beaucoup plus à l’Ouest dans l’intérieur des terres mais notre point d’arrivé dans la région de Murcia n’a lui, pas changé. C’est sans conteste le gros morceau de notre périple et la journée n’y suffira pas. Malgré tout, grâce à notre nouvel ouvreur de choc, Chris, qui mène un train d’enfer, nous regagnons l’arrivée avec 280 km au compteur et quelques certitudes sur les points à améliorer. Mais ce sera pour plus tard car ce soir nous avons un anniversaire à fêter, celui de Fred qui en grand seigneur nous invitera tous au restaurant. L’apéro qui précèdera l’excellent repas et la soirée qui le suivra feront dire à La Louille qu’il faudrait renommer la Transpaña en TransCaña !!! Les initiés comprendront. Le lendemain sera bien évidemment consacré à une bonne grasse matinée et à une petite séance de mécanique bien méritée pour nos fiers destriers au comportement irréprochable malgré des parcours parfois dignes d’un enduro.

 

Bien aidé par un gros travail effectué au préalable par l’équipe sur la cartographie, notre nouvelle tentative sur le tracé de l’étape cinq sera couronnée de succès même si elle reste un peu longue avec 250 km et un fort pourcentage de tout-terrain. Pour autant, la traversée de la Sierra Segura restera à n’en pas douter un des temps forts de ce périple pour les futurs participants. C’est donc avec un jour d’avance sur le timing prévu que nos reconnaissances s’achèvent mais nous comptons bien profiter de notre séjour jusqu’au bout et nous improvisons rapidement une nouvelle étape pour le samedi. Un tracé qui nous réservera de belles surprises dont quelques centaines de mètres de piste sur le bord de la Méditerranée et quelques kilomètres d’anthologie sur une colline toute proche mais aussi quelques visions de désolation sur les monceaux de déchets d’anciennes serres agricoles et autres détritus jonchant la côte et surtout sur les conditions de vie des ouvriers agricoles étrangers qui vivent au milieu. L’Europe n’est vraiment pas encore la même pour tous, dira Seb…

 

Notre périple cette fois bien terminé, c’est autour d’une énorme et succulente paella maison que nous terminerons cette formidable semaine. J’en profite pour remercier ma belle mère Dolores, cuisinière hors pair et mon beau père pour nous avoir accueilli ; à ma belle sœur Yaya et son amie Paqui pour nous avoir prêté leur appartement ; à Fred et Jean Louis pour nous avoir transporté. Pas de doute, les participants de la Transpaña 2011 ne seront pas déçus et ils prendront sûrement autant de plaisir à traverser l’Espagne du Nord au Sud, de Salies de Béarn à Almeria, des Pyrénées à la Méditerranée, que nous en avons eu à en tracer le parcours. Une belle aventure entre copains qui en appelle j’espère beaucoup d’autres.

Gérard Brondy

 

Toutes les photos ici

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Figarol - Daroca - Teruel: Grande première pour Michel; Octobre 2010

 

Voici les quelques photos que nous avons fait pendant notre périple de trois jours en Espagne. C'était une grande première pour moi.

Nous nous sommes donc retrouvés  Pascal et moi un jeudi matin chez Fred C pour trois jours de roulage de Salies à Teruel. Étant donné que c'était l'ouverture de la chasse, nous décidons de tracer par la route jusqu'à Figarol. Nous y arrivons vers midi et c'est parti.

La traversée des Bardenas est superbe. Il fait beau et j'en prends plein les mirettes. Je n'étais jamais venu et je me régale. En plus; Pascal et Fred me servent de guide, gèrent la navigation, et Fred parfait son espagnol. Il faut dire que ces deux compères parlent la langue ibérique un peu comme une vache de sa royale Majestée.

Sortis des pistes sinueuses du désert, nous voici sur des pistes très roulantes direction Daroca. Et là, les compteurs s'emballent.  De mémoire, Pascal a lu 170 km/h sur son GPS. Les kilomètres défilent et la journée arrive à son terme. Mais il nous reste à rejoindre la ville et là, nous tâtonnons un peu.

La fatigue me tombe dessus sans crier gare et à une intersection avec le soleil en plein visage, je chus  et je goutte aux quelques cailloux laissés là par quelques siècles d'érosion. Rien de grave et nous arrivons bientôt à Daroca. Le temps de poser les affaires dans un hôtel très sympa, et il se fait soif que nous nous dépêchons étancher. Un bon repas et au lit.

Le réveil est un peu difficile car les excès  de la veille se font sentir. Un bon petit déjeuner et c'est parti. Le temps est un peu plus gris mais pas de pluie. C'est parti direction Teruel.

 

Au bout d'une heure, il nous semble nous être perdu et ne faisons demi tour sans savoir que nous étions bien sur le bon chemin. Nous  retournons donc à Daroca ce qui nous permet de finir la fin de l'étape du jour précédent que nous avions écourté et qui est d'ailleurs très sympa avec la traversée de petits goulets.

Après s'être rendu compte de notre erreur, nous reprenons le chemin du matin. Après une petite 50 de kms, nous attaquons un plateau où il n'y a rien. Pas exactement, il y a des cailloux plus ou moins gros et là, dur dur, ça tabasse. Fred et Pascal s'éclatent et me sèment peu à peu. La matinée passe et le paysage change régulièrement jusqu'à arriver à Turuel. Quel bonheur de s'arrêter. J'ai les bras qui tremblent encore et je suis super heureux de manger.

N'ayant plus de trace pour continuer, l'après midi, nous décidons de remonter sur Saragosse. En fin de journée, nous y voilà, plus lourd d'un jambon que ce gourmand de Fred a acheté.

La peur des embouteillages nous détourne du centre ville et nous voilà pour 2 heures de galère à la recherche de notre logement que nous finissons par trouver en banlieue.

Le matin, nous repartons pour les Bardenas, où nous avons rendez-vous avec Sylvie et Serge M. C'est le moment que choisi Pascal pour se mesurer à moi, mais même avec une marche, il n'est pas de taille.

C'est déjà l'heure de remonter sur la France, un repas très sympa à Aoiz (à retenir), un passage humide par Orbaitzeta et ses pistes très sympas et c'est fini.

C'était ma première vraie sortie, et je pense que j'ai attrapé le virus. Motos, copains, repas, houx blond.... le pied.

Michel

 

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Formation avec la Prévention Routière. 22 Octobre 2010

On se retrouve ce samedi matin pour une journée moto à Cap-Sud, mais cette fois pour apprendre les bases de la conduite moto en sécurité avec la Prévention Routière (un rappel pour certain).

Même si la majorité des 15 présents dont 2 femmes ne sont plus des pilotes débutants (tes), c'est l'occasion d'apprendre (ou ré-apprendre) les techniques qui devraient être enseignées au permis de conduire (c'était quand déjà !).

Je pose quand même une question: A quand la parité homme/femme chez Cap-Sud ?

La journée débute par l'accueil du Prez autour d'un café croissant au Casino de Salies suivit par une séance théorique de positions et d'attitudes de conduite puis même de cours d'anatomie de l'oeil !

 

L'atmosphère se réchauffe et c'est pour nous le moment d'enfourcher nos motos pour travailler les exercices prévu par la prévention routière.

Les premiers exercices se font à allure réduire (genre trial mais avec des motos de 230 kg) et c'est l'occasion pour nos femmes (entre autres) de prendre de l'assurance sur leurs motos mais c'est déjà l'heure du repas.

Félicitation au Casino de Salies pour son excellent repas (manquait un peu de rouge sous les recommandations du prez).

C'est tant mieux car nous travaillerons tous l'après midi sur différents ateliers mis en place.

Capsudiens, cela ne s'invente pas et cela finira sur un 8 en poursuite entre un 250 supermot (sans bagages), un Ténéré et un 990 qui dérivera vers un mano à mano entre le supermot et le 125 DT célèbre dans le club.

16h et c'est déjà fini pour la piste et après une séance vidéo de nos exploits, on se retrouve devant un verre de bière pour échanger nos impressions.

Les filles sont contentes et ont pris de l'assurance tout au long de la journée (on espère les revoir très vite en ballade) et nous tous pensons déjà à mettre en oeuvre tous les conseils prodigués par les excellents animateurs de ce stage "maniabilité".

Merci encore au moto-club pour cette journée très utile.

Fred

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Natura 2000 et sports mécaniques: Vers une phase d'apprentissage Dimanche 17 Octobre 2010

 

En ce Jeudi 14 Octobre, la salle Louis Barthou de la Préfecture de Pau était presque trop petite pour cette réunion d'information à l'initiative du ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, preuve que les clubs de sports mécaniques ne prennent pas la chose à la légère. Au programme, l'explication du contexte réglementaire et la présentation des outils d'informations à utiliser par les clubs pour mettre en accord leur conception de projet avec les textes de lois.

 

Sur le fond, la démarche est louable et les interlocuteurs sont sortis avec un bilan mitigé: Certainement satisfaits par l'annonce claire que "l'objectif n'est surtout pas de condamner à terme les manifestations sportives mécaniques mais de les accompagner dans le cadre légal", mais aussi dubitatifs face à la somme de travail à réaliser pour la préparation à effectuer en amont.

 

Avec Gérard Brondy, président de Cap-Sud, j'étais là en tant que membre du club, mais aussi en tant que professionnel de ce type d'étude d'incidence et d'étude d'impact environnementales, pour essayer de décrypter le discours souvent détaillé, parfois très superficiel sur certains aspect, où carrément inexistant par rapport à certains acteurs non présents mais très influents, nous y reviendrons plus loin.

 

Première partie consacrée au cadre réglementaire Natura 2000 avec un exposé complet de la DREAL d'Aquitaine, et de la DDFTM 64: Le rappel du contexte européen, des lacunes françaises qui ont été sanctionnées par la CEJ (Cour Européenne de Justice), puis l'évolution récente du dispositif d'évaluation des incidences dans le droit français afin de se remettre au niveau des autres Etats.

La liste des activités nationales soumises à ce cadre est donc mentionnée mais elle devrait être complétée par une liste locale encore incomplète et qui suscite quelques inquiétudes sur son contenu… A suivre donc de très près pour connaître l'adaptation des particularités locales dans la loi et les inégalités potentielles que cela pourrait générer d'une région à l'autre!

 

Deuxième partie, les outils à la disposition des clubs pour instruire les dossiers techniques de montage de projet… Et là c'est davantage le géographe qui parle que le motard TT occasionnel. Les bases de données existent certes, mais elles n'ont rien d'évident et la recherche de l'information peut relever du parcours du combattant pour le non initié! Même la démonstration faite en direct-live présentait quelques défauts…!

En reprenant tout ça au calme le soir, ça ne m'a pas pris plus de dix minutes et j'ai pu sans problème retracer l'intégralité du processus de collecte et de traitement, à condition de savoir ce que l'on cherche, ce que l'on veut montrer, comment on souhaite l'utiliser et comment on rédige une étude d'incidence à partir de ces ingrédients. C'est mon métier depuis 17 ans, et ça aide un peu pour cette cuisine!

Les produits sont dans le rayon "frais" pour certains, "conserve" pour d'autres, la recette est un peu planquée, beaucoup n'ont aucune idée de l'aspect et du goût du plat final, la préparation et la cuisson peuvent se faire de façon artisanale ou bien en utilisant la technique dernier cri avec un matériel Hi-Tech…

 

Traduit en langage de l'étude d'environnement, on peut se débrouiller avec quelques connaissances, de la bonne volonté, un minimum de bon sens et de logique, mais télécharger les cartes de zonages souhaitées selon la thématique voulue, les importer pour un logiciel de cartographie SIG (Système d'Information Géographique), les caler selon le bon système de projection sur des Raster IGN ou des ortho-photos (non disponibles sur le site), synthétiser et analyser le tout, le compléter par les observations de terrains pour les faire valider ensuite, ça peut vite prendre beaucoup de temps et d'énergie.

 

Toute cette cuisine est pourtant indispensable. Et elle ne sera pas un complément à un projet de rallye ou d'enduro, mais bel et bien un préalable à toute définition de tracé afin d'éviter les secteurs qui sont trop sensibles. On réfléchit là-dessus chez Cap-Sud avec les interlocuteurs qui étaient là (juriste de la FFM, président de la Ligue d'Aquitaine) afin d'accompagner le mouvement et de travailler avec les instances et les clubs intéressés. A suivre très vite.

 

Dernier petit point, très important à mon avis, et sur lequel j'ai eu l'occasion d'intervenir à plusieurs reprises: l'absence des trois Offices: ONF, ONEMA (Eaux et Milieux Aquatiques), et ONCFS (Chasse et Faune Sauvage). Autant le dialogue me semble établi avec les administrations présentes, avec une traduction que s'exprimera sur une phase assez souple au cours de l'année de transition et d'adaptation qui arrive, autant ces Offices qui disposent d'un réel pouvoir de sanction doivent impérativement devenir des partenaires dans un dialogue qui n'existe pas avec eux pour le moment.

Ne vous amusez pas à prévoir une traversée de gué sur un enduro, même en dehors d'une zone Natura 2000! La loi sur l'eau devrait s'appliquer dans l'analyse qui sera faite de chaque dossier, avec comme instructeur des dossiers, non seulement la DDTM (ex DDAF + ex DDE) amis aussi l'ONEMA mentionnée plus haut! Et là, méfiance et vigilance sont de rigueur face à des "électrons libres" habilités à se promener avec un carnet à souche. Je ne lance pas d'accusation mais je réclame simplement leur association dans la réflexion globale qui est menée, même si l'élaboration commune est moins rentable pour eux que la répression isolée….

 

A suivre donc, avec plein d'idées en ébullition chez Cap-Sud, et pour ma part, aucune intention d'avancer tout seul, mais au contraire la volonté de pouvoir mettre mes quelques connaissances et expériences au service d'une passion commune.

Philippe

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Etude dirigée: Stage GPS en milieu hostile... Samedi 9 Octobre 2010

 

Après une première session en 2008, quelques Cap-Sudiens sont revenus sur Thèze pour parfaire ou découvrir l'utilisation du GPS. Petite partie théorique le matin, puis application concrète l'après midi, à pied, histoire de digérer magret et Médoc en traversant bosquets et plaine du Balaing

Avec un parcours recelant une multitude de petits pièges, ce fut l'occasion d'utiliser ces merveilleux outils tout en essayant de garder à l'esprit que la logique du terrain est souvent préférable à celle de la technologie. L'observation et le bon sens étaient donc de mise, d'autant plus que les sous-bois en pied de coteau sont un obstacle délicat pour les antennes moins sensibles des modèles anciens… A ce petit jeu, Sébastien n'a pas attendu que les feuilles tombent et s'en est sorti haut la main. Quelques mètres derrière, Mathieu qui découvrait l'ustensile s'en sortait pas mal tandis que Michel se débattait avec une réception satellite très aléatoire, l'appareil lui donnant une marge d'erreur de 15m à découvert, pour se mettre en mode "intuitif" sous les frondaisons…!

Pour Christophe, on pense sérieusement une OPA de Garmin sur Stilh afin de doter son GPS d'une tronçonneuse optionnelle. Partant du principe que la ligne droite est forcément le tracé le plus court d'un point à un autre (à condition qu'ils soient rigoureusement l'un en face de l'autre évidemment), notre sanglier du jour a proposé quelques variantes qui se seraient révélées intéressantes par temps plus humide (zone potentielle pour les cèpes…).

Pas d'omelette prévue ce soir mais l'essentiel n'était pas là (encore que…). Prochain stage à définir en fonction des demandes.

 

Philippe

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2 ROUES DANS TA VILLE; 1ère session éducative « Stunt » à Salies de Béarn – Samedi 9 octobre 2010

 

En 2007, les salisiens découvraient lors du 1er SALIES MOTO FESTIVAL une nouvelle discipline moto acrobatique et spectaculaire : Le Stunt. Quatre ans plus tard, c’est une dizaine d’ados qui se retrouvent sur le parking de la salle des sports de Mosquéros pour la première session éducative du moto-club CAP-SUD qui leur est entièrement consacrée.

 

Infos et projet éducatif téléchargeables en fin d'article

 

Depuis quelques temps déjà, on savait que quelques jeunes s’adonnaient aux « wheeling » (roue arrière) et autre « stoppie » (roue avant) sur les parkings de la ville. Ces prouesses d‘équilibristes étaient exécutées non sans talent mais en toute illégalité. En effet, outre le fait de pratiquer sur des sites privés ou inadaptés, avec des engins et équipements inexistants ou minimalistes, le risque était grand de nuire à la tranquillité ou la sécurité publique sans parler de leur propre intégrité physique.

 

Si on ajoute à cette situation, un comportement en ville et une conduite sur la route plus qu’aléatoire, l’utilisation des parcs et jardins comme circuits ou les casques et autres équipements de sécurité mal ou inutilisés, il était devenu urgent de prendre les choses en mains. Le moto-club CAP-SUD, conscient de ses responsabilités et depuis longtemps impliqué dans le développement durable du motocyclisme et notamment sur l’aspect prévention et sécurité routière, a monté en quelques mois le projet « 2 roues dans ta ville ».

 

Un projet qui a pour objectifs d’inciter à un comportement civique les jeunes motards ou cyclomotoristes sur la voie publique et de les sensibiliser à une pratique encadrée et sécurisée du sport moto.  En échange de leur engagement et d’un comportement exemplaire, la ville de Salies de Béarn et le moto-club CAP-SUD leur offrent de pouvoir pratiquer régulièrement dans un espace dédié, auprès d’éducateurs motards à leur écoute et dans des conditions d’équipements et de sécurité optimum.

 

Fort de l’autorisation et du soutien moral et technique de l’équipe municipale et particulièrement de Gille LAUGA, adjoint chargé de la jeunesse et des sports, ce projet est passé du rêve à la réalité en quelques semaines. Samedi matin 10H00, une dizaine de jeunes se présentent place Alex de Coulomme. Quelques scooters, quelques motos et deux vélos pour un parc plutôt correct côté mécanique si on met à part un proto improbable né d’un croisement entre une dirt et un scooter. Une fois les présentations effectuées notamment avec Damien COLLARD, notre éducateur moto breveté d’Etat qui sera responsable de cet atelier, tout le monde met la main à la pâte pour installer barrières et rubalises.

 

Durant 2 heures, les jeunes s’exercent à la maîtrise de leur véhicule dans l’ordre et la bonne humeur écoutant avec attention les conseils de Damien. Les discussions sur la mécanique et les équipements fusent et chacun y va de son expérience. Les engins à moteur passent deux à deux pendant que les vélos s’exercent à l’extérieur et déjà on peut voir les progrès de chacun. Certains ont même déjà un très bon niveau et les débutants sont boostés par les exploits de leurs copains. Mais il est déjà midi et il est temps de tout ranger.

 

A la fin de cette première session, au moment de partager un coca, tout le monde a le sourire. Les jeunes nous ont montré qu’ils pouvaient se mobiliser, écouter et s’en tenir aux consignes et les éducateurs sont rassurés de voir que sous l’aspect « rebelle », il y a de vrais sportifs passionnés par le 2 roues et prêts à se donner les moyens de vivre à fond leur passion dans de bonnes conditions. Une première expérience qui n’est que le début d’une belle aventure car maintenant nous nous retrouverons 2 samedis par mois de 10H00 à 12H00 sur le parking Alex de Coulomme. Alors avis aux amateurs !

 

Galerie Photos

Contexte & Objetctifs                             Projet Educatif

Gérard BRONDY

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 Cancon 26 Septembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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Enduro de St Geniès (Périgord) du 5 Septembre 2010

 

Tableau des résultats ici

 

Ce week-end, les pilotes du moto club cap sud, faisaient un long déplacement pour l'enduro de St Genies. Après presque 5h00 de route, nous voila arrivés a St Genies, petit village typique du Périgord qui accueillait un enduro comptant pour la ligue Aquitaine, Limousin et Midi-Pyrenees.

Dès notre arrivée, nous découvrons une des trois spéciales, au même endroit que le CH, une grande prairie, griffée et arrosée comme un circuit de MX, une piste large, très bien tracé, ca annonce la couleur pour la suite du week end.

Nous voila partis pour reconnaitre les 2 autres spéciales, une autre prairie vierge et très très sèche, et une "ligne" longue, variée entre sous-bois, prairie de chaume, saut, pierrier, tronc d'arbres et forêt, et celle là, il faudra la faire 3 fois ?!  Apres de très méticuleuses reconnaissances! Direction le gite avec piscine, pour un petit plouf, bien mérité après plusieurs heure de marche, s'en suivra un repas "périgourdain" pour certains, et des grillades pour d'autres, il faut prendre des forces, la journée de dimanche s'annonce longue et difficile......!

Dimanche matin, ce sont 8 pilotes Cap Sud qui se présentent au départ, Jean-Mi, Fred Lub', Mathieu Messen, Christian Gallot, Olivier Caldunbide, Antoine, Steph"Arochou!" et moi même. Il n'est que 9h00 quand les premiers L1 s'élancent, et il fait déjà chaud. 3 tours pour les L1, 2 tours et demi pour les L2 et 2 tours pour les L3, la journée s'annonce longue, et chaude, elle sera également très poussiéreuse.........  Au début du second tour, Mathieu est victime d'une mauvaise chute, en tombant, son casque et son masque ont tapés sur une pierre, qui lui a enfoncé l'écran dans l'arcade!  Après avoir pu rejoindre les secours tout seul, un petit passage à l'hôpital de Sarlat sera nécessaire pour nettoyer et recoudre tout ca.

 Pour nous, la course continue, les spéciales et les kilomètres s'enchainent,  le terrain se défonce, les liaisons sont roulantes, mais très cassantes. Nous roulons sur de superbes pistes, le seul point négatif de la journée sera la poussière. Un enduro long et fatiguant, 7h30 et 240km pour les L2, ça use!!!

Un grand bravo et merci à l'organisation, des spéciales très bien tracées, des vues panoramique presque digne de nos montagnes et des gens très accueillants, une organisation vraiment au top, et pourquoi pas un championnat de France dans les prochaines années! L'idée a été lancée.

Coté résultat, Steph "Arochou" troisième en L2 E1 , Fred Lub premier vétéran L3   jean mi 9 en L1 E2 et Antoine 7 en junior L1 E1

Voila un très beau week-end entre copains de passé, un grand merci à Dany pour l'assistance et la touche de féminité.

Gilles Chague

 

 

La ligue continue à St Génies ce week-end dans la patrie des Mazet. Il y a 3 ligues présentent et l'enduro s'annonce difficile, long et chaud avec 3 spéciales par tour. Nous arrivons après 4h30 de route, la reco des spéciales est longue (plus d'une heure pour l'une d'entre elle) et la chaleur se fait déjà sentir. On s'attarde un peu sur le pierrier et les tronc de la SP1 (Finalement plus impressionnant que difficile) et il est  temps de rejoindre le gîte ou nous retrouvons les autres CapSudiens qui commencent à faire chauffer le barbeuc. Pour nous, c'est baignade dans la piscine à notre disposition puis départ pour le repas organisé par le MC local.Nuit réparatrice après les quelques bières et réveil à 6h30 pour les premier d'entre nous qui partent un peu après 9h.Pour moi c'est départ 10h05 mais les 6h30 de roulage prévu augurent un enduro assez long (2h de plus qu'à Monein). Je n'ai d'ailleurs pas touché la moto depuis (2 mois) et le manque de roulage se fera sentir dans la journée !

Les chemins sont roulant avec quelques grimpettes un peu plus corsées et ce n'est pas la poussière qui va nous gâcher ces paysages magnifiques. Je prend des nouvelles au fur et à mesure des ravitaillements et j'apprend que Jean-Mich et Michel Lascaray ont vomis, jean-Mich continuera à la gnaque et abandon pour Michel (dommage pour Jean-Mich qui était parti comme une fusée). Mathieu aussi nous fera une belle frayeur puisqu'il finira à l'hôpital après une lourde chute sur des rochers. L'enduro est fini, tous le monde est fatigué mais content d'avoir participé à ce bel enduro organisé à la perfection (encore merci  aux MC du Périgord noir et au MC de Montignac).

Bilan L1, Jean-Mich et Antoine finissent respectivement 28eme scratch (9eme E2) et 29 scratch (7eme Junior).

Bilan L2, Stéphane fini 23 eme scratch (3eme E1 et reste en course pour le titre), Christian fini 67 eme scratch (15 eme Vétéran), Gilles fini 70 eme malgré 7mn de pénalités non fondées (19 eme E2), Olivier abandonne (ou presque) sur casse câble d'embrayage et Mathieu ne fini pas suite à sa chute.

Bilan L3, seul représentant de Cap-Sud dans cette ligue je fini avec des courbatures 14 eme scratch (1er vétéran)

Merci à Gilles pour l'organisation du week-end et bon rétablissement à Mathieu que l'on espère revoir très vite sur la moto.

Fredo

 

Stéphane, 3ème en E1  et Fredo, 1° Vétéran

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Montée impossible d'Arette 2010:  Plus vite, Plus Haut, Plus Fort !!! 15-08-2010

 

Devant 5000 personnes, Jonathan Dekerle hisse les couleurs de Cap-Sud au sommet de La Mouline.

 

Petit commentaire à chaude de Jean-Michel Ithurburu: "Voici quelques photos de la montée impossible ou John et moi même étions présent ce week end à Arette. John a réussi un exploit en passant l'arrivée en 23 secondes en catégorie prototype et il termine également a la sixième places en catégorie stock. Pour ma part je fini cinquième en  catégorie stock avec 187,23 mètres. Ce week end était vraiment super et encore un grand bravo a l'organisation pour cette superbe épreuve!"

 

Ci-dessous, Jean-Mi mesure l'étendue de l'expression "Etre au pied du mur..."

 

Côté stands et public. Merci à Jean-Yves Puyo pour les photos. Son enthousiasme pour l'édition 2010 laisse entrevoir un possible challenge pour l'année prochaine.. A suivre

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Un grand Tour et puis s’en va; 18ème étape du Tour de France cycliste à Salies de Béarn – Vendredi 20 juillet 2010

 

Ce n’est pas tous les jours que le Tour de France vous passe devant la porte ! Pour cet événement exceptionnel, les membres du moto-club CAP-SUD étaient invités à laisser de côté leurs moteurs pour participer à l’organisation du 97ème Tour de France de passage à Salies de Béarn, ville départ de la 18ème étape. Bien sûr, reconnaissant des efforts réalisés par nos élus pour le développement durable du motocyclisme sur notre canton et heureux de participer à un si bel événement, notre association ne pouvait qu’accepter de prêter mains-fortes à l’organisation.

 

Depuis plusieurs semaines, Fred CONVERT préparait cette journée avec application. Les réunions avec le comité d’organisation, les services techniques ou la gendarmerie s’enchaînaient pour préparer au mieux cet événement. Il faut dire que lorsque la commune nous avait demandé de gérer les parkings publics, cela nous avait paru quasiment insurmontable. Comment gérer l’accueil des véhicules de 15 à 20000 personnes tout en sachant que l’ensemble de la ville intra-muros serait déjà occupée par l’organisation du Tour de France ? Malgré la difficulté de la tâche, Fred a mis un plan de bataille en place et réussi à motiver une vingtaine de personnes un jour de semaine qui plus est en période estivale. Une performance !

 

Dès le jeudi 17H00, l’équipe se retrouvent pour écouter les consignes et se répartir les tâches. Tel le maître d’école, Fred montre au tableau à ses sages élèves les différents postes et le dispositif mis en place. Des équipes de 4 capsudiens seront réparties sur les principaux accès de la ville pour informer et orienter les visiteurs vers les zones de parkings. Une petite fiche d’information a même était prévue pour donner des consignes de sécurité à distribuer aux conducteurs. Une fois, les t-shirts siglés Tour de France revêtus et les gilets fluos de sécurité distribués, chacun gagne son poste pour notre première de 18H00 à 22H30. Il s’agit d’informer les personnes désirant traverser la ville de la route à suivre pour éviter le centre ville occupé par le village du Tour déjà en pleine installation. Cette première soirée se passera sans trop de problèmes malgré les quelques habituels râleurs et se terminera autour d’un bon repas. Une bonne entrée en matière.

 

Quand le réveil sonne à 5H30 du matin, ce vendredi a beau être exceptionnel, il est bien difficile de se lever… Le jour pointe à peine quand nous nous retrouvons avec mes 3 collègues sur notre rond-point. Heureusement, Serge a prévu le thermos de café et Fred, toujours prévoyant, arrive avec les croissants quelques minutes plus tard. Quelle organisation ! Toutes les équipes CAP-SUD sont en place et s’affairent déjà à orienter les derniers véhicules qui se dépêchent de passer avant sept heures, heure de fermeture définitive des barrières. Il y aura bien quelques râleurs mais l’homme en bleu qui vient d’arriver en soutien calmera rapidement les plus vindicatifs. Pour autant, on est agréablement surpris de la discipline globale des visiteurs qui stationnent gentiment et dans un bel ordonnancement parfois à plusieurs kilomètres du centre ville. Les français deviendraient-ils disciplinés ???

10H30, les parkings sont pleins et des milliers de spectateurs s’agglutinent le long des barrières. Notre travail s’achève et il est temps pour nous de profiter du spectacle. Malheureusement, nous n’arriveront pas à obtenir des entrées au village pour tous les bénévoles mais à force d’astuce, une dizaine d’entre nous réussirons à entrer. Puis c’est le passage de la caravane haute en couleur et le défilé des champions se dirigeant vers le départ. L’ambiance est au beau fixe, les gens sont heureux, des millions de personnes découvrent notre belle ville de Salies de Béarn en direct à travers leur petit écran , bref, c’est une réussite ! Réussite à laquelle le moto-club CAP-SUD est heureux d’avoir participé bénévolement. Nul doute que notre association en retirera, si ce n’est la reconnaissance des citoyens et élus locaux, la fierté d’y avoir participé.

Gérard BRONDY

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Tous contre la leucémie!

Randonnée la Pétian contre la leucémie - Salies de Béarn – Dimanche19 juillet 2010

 

Pour la 4ème édition de « La Pétian, tous ensemble contre la leucémie », le moto-club CAP-SUD a encore une fois répondu présent en participant activement à la préparation et à l’organisation de cette honorable manifestation mais aussi pour quelques uns (et unes !) d’entre nous en transpirant à grosses gouttes sur les chemins du canton de Salies.

 

Cela fait déjà plusieurs semaines que quelques-uns d’entre nous s’agitons en coulisse autour de Gibus, grand ordonnateur de la manifestation, pour tracer, organiser ou tout simplement fédérer car cette année encore, les membres du moto-club sont mis à contribution pour assurer le balisage et la sécurité de la Pétian. Pour la peine, on retrouve dès le samedi les inamovibles Seb Fournier suivi de Jean-Claude Sarailh et la Gomme suivis d’une flopée de cyclistes ou vttistes motorisés pour l’occasion.

Chacun y va de sa rubalise, de son piquet ou de sa flèche pour baliser parfaitement les parcours sous un petit crachin inhabituel à cette période de l’année. Mais cela ne décourage personne et après presque 5 heures de travail acharné, les parcours de marche, de course à pied, de cyclotourisme et de VTT sont fins prêts pour accueillir plusieurs centaines de participants.

 

 

 

La chance souriant aux audacieux mais aussi aux persévérants, c’est sous un beau ciel bleu et par une température clémente que des centaines de cyclistes et marcheurs se retrouvent à Mosquéros autour de la tente CAP-SUD judicieusement disposée par Seb’s au milieu de la manifestation pour faire de l’ombre à la sono de notre ami Jean-Claude. Petit malin va ! Si vous ajoutez à ça, la participation de votre Prez préféré au VTT et de Madame la Prez accompagnée de Madame la Vice-Prez Véro Convert à la randonnée pédestre, vous comprendrez que CAP-SUD est une fois de plus dignement représenté.

 

Mais fini la rigolade car il est temps de transpirer pour la bonne cause. Les motards ont déjà fait le tour et peuvent enfin lâcher les fauves qui s’impatientent. Pour ma part, je commence tranquille et les laisse partir car la soirée de la veille a été aussi longue que la nuit courte ! Pour autant, les premiers kilomètres passés, le tracé superbe et la fraîcheur des sous-bois aidant, je me surprendrai à prendre un énorme plaisir lors de cette randonnée en continuant même sur la boucle des 50 kilomètres. L’ambiance est au beau fixe, le balisage est parfait, l’organisation est au top et aucun souci n’est à déplorer. Bref, c’est du bonheur !

 

De retour à Mosquéros, nous nous acharnons à faire grossir la recette de la buvette au bénéfice de la lutte contre la leucémie (Une bonne excuse pour une fois !). Nos motards accompagnés de nos amis quadistes de Larceveau nous rejoignent enfin après avoir nettoyé l’ensemble des parcours. L’occasion pour l’organisateur et le Maire de louer nos actions sur le terrain. Action qui aujourd’hui est d’autant plus agréable que c’est pour la bonne cause : La lutte contre la leucémie. Comme d’habitude, cette superbe matinée se terminera autour d’un repas où nous nous emploierons à récupérer les quelques calories durement perdues. La sieste n’en sera que meilleure !

Gérard BRONDY

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Le bonheur est dans les virages

Week-end route entre Salies de Béarn et Ainsa (E) – 10 & 11 juillet 2010

 

En ce début d’été surchauffé, le moto-club CAP-SUD organisait son 2ème week-end route fort de la réussite de celui de Lekeitio en début d’année. Cette fois encore, le programme était alléchant puisqu’il s’agissait de relier Salies de Béarn à Ainsa, au cœur du parc naturel d’Ordesa et des Pyrénées, par les plus belles routes de montagne et d’y faire une halte gastro-historico-balnéaire, comme d’habitude. Deux jours de pur bonheur !

  

Et des belles routes, il y en a à ne plus savoir qu’en faire dans ce coin là ! Alors les virages, je ne vous en parle même pas, des grands, des petits, des larges, des longs, à quatre-vingt-dix, à cent-quatre-vingt (l’angle, pas la vitesse, hein !), des rapides, des lents, avec du gravier, du gasoil ( !), enfin bref, de toutes les couleurs à en avoir le tournis. Si vous ajouter à ce cocktail une bande de joyeux drilles, un soleil brûlant, des paysages à couper le souffle, un peu de culture, un hôtel avec piscine sur le toit en terrasse et quelques bons restos, vous avez la recette de l’été à moto.

 

La période étant chargée entre compétition et vacances familiales, c’est un petit groupe de 5 motos et 8 personnes qui se retrouvent à Saint-Faust, point de ralliement des participants. Il y a là, Albert sur son 1300 Yam, Alain et sa XT super-aiguisée, votre Prez préféré et Madame la présidente sur leur fidèle BMW F800GS affublée pour l’occasion de pneus route, nos hôtes du jour Yannick et Christophe sur une Ténéré encore chaussée de ses babouch à tétines marocaines et leurs invités Michel et Colette sur leur vaisseau « entreprise » (prononcer  inter-praïl-ze ! ), une superbe BMW 1200 RT. Même s’il n’y a pas le nombre, la qualité est là ( !), ce qui ne va pas tarder à se vérifier dès les premiers virages.

 

En effet, dès les premiers kilomètres, Chris nous emmène à un rythme effréné dans une succession de virages au milieu des vignes du jurançonnais, ça n’amuse pas le terrain ! Heureusement, nos équipages sont équipés d’un régulateur-limiteur de vitesse automatique ultra-performant qui vous tapote le casque, vous pince la cuisse et plus si affinités dès que le rythme s’élève aussi vite que le l’angle s’abaisse. De la haute technologie ! Les belles routes se succèdent évitant comme la peste les grands axes touristiques : Lasseube, Buzy, Laruns, le Pourtalet, Formigal, Biescas, ça tourne, ça vire, il fait beau, il fait bon, que du bonheur.

 

Une petite pause resto plus tard, c’est reparti pour 70 kilomètres d’une merveille de route de montagne entre falaises, forêts et rios. Un fantastique ruban qui se déroule dans le parc d’Ordesa au milieu d’une nature encore sauvage et préservée. Il n’en faudra pas plus pour que les fauves se lâchent avec à tout seigneur, tout honneur, Alain le « roi Leon » (lion en ibérique) qui exploite à merveille les qualités de son supermot, suivi de près par Michel et Colette sur leur vaisseau inter-galactique passé en hyper-propulsion ! De quoi accélérer la digestion et arriver à Ainsa suffisamment tôt pour profiter longuement de la petite piscine sur la superbe terrasse perchée sur le toit de l’hôtel. La soirée sera tout aussi agréable entre visite culturelle de l’extraordinaire village médiéval, très bon dîner et fin de soirée en terrasse à refaire le monde.

 

Il est déjà tard quand la troupe reprend la route dimanche après un copieux petit-déjeuner. Il fait beau, déjà très chaud mais Albert ne résiste pas à faire un tour de moto-neige !!! La route de Saint-Lary en passant par le tunnel de Bielsa est une merveille pour les yeux comme pour le pilotage et nous touchons au sublime avec la petite route en corniche que j’ai débusqué pour nous emmener à Payolle. Là, surprise, une démonstration de cerf-volants a pris place où nous passerons un bon moment à les admirer les yeux grands écarquillés. Un passionné nous donnera même l’occasion de nous faire voir de près un énorme cerf-volant de 25 m. Un rêve de gosse !

 

Il est temps de reprendre la route par le Tourmalet, le Soulor, Ferrière, par un véritable chapelet de virages. Albert donne un bon rythme, normal, il est chez lui. Le retour vers Saint-Faust se fera sans encombre guidé par un Chris tout aussi à l’aise sur le bitume que sur la terre avec son trail chaussé de crampons. Notre superbe week-end se terminera chez lui autour d’un super repas aux accents marocains préparé par Yannick. Un vrai moment de bonheur à l’image de ce merveilleux week-end. Vivement le prochain !

 

Galerie Photos ici

 

Gérard BRONDY

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Endurance de Guiche; 11 Juillet 2010

AGUR DENERI

Ce week-end, nous nous sommes retrouvé sur l'Endurance de Guiche organisée à l'occasion des fêtes du village par la jeunesse du comité et les membres du Moto club de Cauneille.

Le temps était vraiment idéal, et le terrain vraiment magnifique. J'ai fait équipe avec Fred Dumont, un vieux pot que j'ai connu il y a une quinzaine d'années à mes début à moto (mais aussi derrière le comptoir, à boire des Izarra verte au fond de Saint Just Ibarre à l'occasion des sorties moto club). On c'est retrouvé par hasard à Monein et nous avons décidé de former le Duo pour cette Endurance.

La moto de Fred étant un peu capricieuse au démarrage, j'ai pris le départ, nous avons fait des relais tous les 3 tours et vu la forme olympique de Fred il en a même fait quatre pour conclure la course.

Nous terminons à la 5ième place au scratch et 2ième en catégorie NCA, très satisfait de cette super journée. Je remercie Fred d'avoir fait équipe avec moi , j'espère que l'on reformera ce duo sur une autre épreuve.  Merci au moto club de cauneille et

a la mairie de guiche pour cette superbe épreuve.

 

Merci aussi à ma femme Dany pour l'assistance, au moto club Cap-Sud, à IGOA moto et à tous mes partenaires. Prochain rendez-vous la montée impossible d' Arette le 15 aout.

A bientôt

Jean-Michel Ithurburu

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ENDURO DE MONEIN; 4 Juillet 2010

Classements

 

Retour à la compétition de Jean Michel Ithurburu après quelques bobos..:  "Ce week-end, j'étais de retour à l'Enduro de Monein, après 4 mois d'absence suite à la blessure de mon épaule. Le départ fût un peu stressant , mais j'ai passé une super journée avec un tracé et des spéciales magnifiques. J'ai retrouvé de bonnes sensations sans douleurs d'épaule et  ma moto a super bien marché. Je termine 9ième au scratch et 4ième en E2, je suis très content de ce résultat . Maintenant repos avant l'Endurance de Guiche de ce week-end".
 

Steph Arrachou, à l'attaque pour une place de 4ème en L2

 

 

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PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS !

2ème manche du championnat de Ligue Aquitaine d’enduro – Dimanche 20 Juin 2010 à Saint-Pantaly d’Ans (24)

 

Il n’y a pas que des cèpes en Dordogne et en ce samedi 19 juin, les compétiteurs capsudiens ne sont pas dans la forêt autour de Cubjac pour chercher des champignons mais bien pour reconnaître les spéciales de la seconde épreuve du championnat de ligue d’Aquitaine d'enduro ! Et, comme d’habitude, la pluie est au rendez-vous...

 

Dimanche, la chance est avec nous, on n’a pas trouvé de cèpes mais c'est sous un soleil radieux que tous les pilotes se regroupent après une bonne petite nuit au camping du village. On à tous envie de partir sur les chemins sur un tracé à la fois roulant et technique dans certains passages, avec en prime de très beaux paysages et deux belles spéciales chronométrées !

C'est moi qui ouvre la marche, avec comme privilège d'avoir le numéro 1 ! Vous avez dit pression ? S'en suit Steph, Christian, Fred, Mathieu et notre team est au complet avec nos assistants Claude et Vincent. Le terrain est humide mais il va vite sécher le rendant très plaisant à rouler.

Le beau temps tient toute la journée et c'est un plaisir de rouler dans ces chemins qui nous rappellent notre bon vieux Pays-Basque et toutes ses pierres ! Ces mêmes pierres qui vont donnez du fil à retordre à notre équipe en commençant par moi... Je casse ma cocotte d'embrayage dans le 1er tour, et je me dis que c'est la fin, impossible à réparer ! Mais avec beaucoup de volonté, on change un homme et je réussi à finir cette enduro sans embrayage !!!

Fred est obligé d'abandonner sur panne mécanique. Steph n'est pas au mieux de sa forme, lui qui avait si bien commencé lors de la 1ère épreuve landaise. Mathieu et Christian terminent quand à eux tranquillement leur enduro. C'est autour d'un petit verre que toute l'équipe se retrouve après cette journée pleine de rebondissements mais malgré tout agréable.

Rendez-vous le week-end prochain, les 3 et 4 juillet pour l'enduro de Monein où les pilotes du moto-club CAP-SUD se retrouveront nombreux et presque à domicile.

Tous les résultats ici

Antoine Ipuy

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AG Codever 64 à Artix Vendredi 25 Juin 2010

La fréquentation des chemins deviendrait-elle une pratique de juriste? Pas tout à fait mais l'information sur la règlementation en cours, l'expérience de chacun et la vigilance sur le simple droit de circuler sont un travail de longue haleine mené par Patrick Huet, et maintenant Xavier Bourge comme interlocuteur local du Codever (voir rubrique Loisirs Motorisés)

Petite piqûre de rappel par Patrick Huet himself sur ce qu'est le Codever, son fonctionnement, la règlementation, les actions.

Nous aurions souhaité être plus nombreux mais les interventions sur les diverses expériences locales, les questions posées et la motivation pour faire progresser des idées légitimes laisse augurer d'actions déterminées et réfléchies au delà du monde des loisirs motorisés...

 

C'est donc Xavier Bourge, ancien Pompier de Paris qui met sa bonne volonté à notre service, avec bien sûr l'attente d'être épaulé dans sa mission par les clubs et tous les acteurs susceptibles d'être concernés et ça fait du monde!!! La démarche n'est pas sectaire mais vise tous les usagers de l'espace rural qui fréquentent ces territoires avec des objectifs parfois différents (VTT, chasseurs, Cavaliers...), mais sur un patrimoine commun.  Exit donc les luttes de clans (mais ont-elles vraiment existé ?) et place à une ouverture d'esprit pour avancer ensemble dans un soucis constructif. Il faudra aussi se préparer à des joutes plus viriles contre des radicaux environnementalistes qui semblent avoir oublié que l'écologie est une science avant d'être un mouvement revendicatif parfois plus intransigeant et virulent faute d'avoir un argumentaire scientifiquement irréprochable.

Bon courage à Xavier pour coordonner toutes les volontés locales... Il attend votre soutien!!

Philippe

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DES BMW GS DANS TOUS LES SENS

Raid TT du BMW moto-club France – 6 au 11 juin 2010

Galerie Photos ici

 

 

Il y a plus de 8 mois, lorsque le président du BMW moto-club France m’avait appelé pour me demander si CAP-SUD pouvait leur organiser leur traditionnelle sortie TT du mois de Juin, j’avoue que je me suis demandé s’il ne s’était pas trompé d’adresse. Il faut dire qu’avec prêt d’un millier de membres et une super-structure supportée par BMW France himself, le BMW MCF a de quoi impressionner. Un moto-club version XXXL auréolé d’une réputation élitiste autant dans son organisation, ses membres que ses organisations. De quoi se demander quelle mouche avait bien pu les piquer pour venir se traîner dans la boue et la poussière avec une bande d’ex-enduristes reconvertis au trail version TT extrême.

 

Dès le dimanche après-midi, les premiers participants arrivent et le ton est donné : La plupart viennent directement par la route de Paris, Marseille ou Perpignan ; les motos sont énormes, sur-équipées et rutilantes ; les pilotes sont siglés BMW de la tête aux pieds et s’affèrent déjà autour de leurs machines pour les derniers réglages. Le premier contact est prudent et chacun prend ses marques sur ce terrain inconnu, participants comme organisateurs. Heureusement, l’ambiance se décoince un peu dès qu’il s’agit de régler les premiers petits pépins mécaniques puis se détend franchement à l’heure de l’apéro et du repas où les vannes et défis divers commence à fuser entre pilotes aux vécus aussi que variés que les crudités du dîner.

 

Lundi matin, les choses sérieuses commences avec un premier galop d’essai qui me permet de cerner les forces et les faiblesses de chacun. Le groupe est très hétéroclite comme les motos d’ailleurs. Cela va du débutant à l’expert, du gamin de 20 ans au jeune retraité et de la légère G650X mono-cylindre au gros flat de la GSA1200 et ses 260 KG ! Pour autant, tout le monde s’en sort plutôt bien et chacun est conscient de ses capacités. Malgré quelques chutes sans gravité, les pistes et chemins creux s’enchaînent à un rythme tranquille permettant de prendre ses marques sur un terrain rendu délicat par les nombreuses pluies de la semaine précédente. La Soule et ses reliefs ne se donne pas au premier motard venu et cette première étape demandera de gros efforts et beaucoup d’abnégation aux débutants pour en arriver à bout. Mais au soir de cette première étape, installés à la terrasse de l’hôtel Etchemaïté à Larrau, tout le monde est fier de l’avoir fait. Et je les rassure tout de suite : « si vous avez fait cette première étape, vous ferez les 4 autres ! » Pas vraiment de quoi les rassurer…

 

La nuit n’a pas été assez longue pour tous et c’est un peu courbaturés que certains enfourchent leur destrier. Aujourd’hui nous filons plein Sud vers Sos del Rey en franchissant les Pyrénées. Le temps est mitigé et on s’échauffe gentiment en montant vers Iraty par la route. Les premières pistes sont roulantes et j’en profite pour laisser partir Pierre-Olivier et Eric se défouler devant pendant que je donne quelques conseils à l’arrière. Chacun roule à son rythme et prend du plaisir à sa façon. A plus de 1200 m d’altitude, les nuages nous laissent enfin et c’est un superbe panorama qui s’offre à nous sur les sommets du Pays-Basque. Seb’F, aux manettes ou plutôt au volant du camion d’assistance veille sur nous comme maman poule sur ses poussins. Le moindre arrêt est l’occasion de se désaltérer, de se ravitailler ou de régler un amortisseur. Un service aux petits oignons. Les dizaines de kilomètres de pistes dans les montagnes de Navarre font l’émerveillement des pilotes et nous progressons régulièrement sous le soleil enfin de retour. Une journée sans problème jusqu'à que je décide de prendre un chemin plus technique pour clore cette belle journée. Un choix que je regretterai amèrement tellement il sera compliqué d’en sortir. Mais ce type de galère, quand on s’en sort, a l’avantage de souder un groupe et là, vu le niveau de la difficulté, c’est une vrai bande de potes qui en sortira.

 

L’étape de Sos del Rey aura été bien agréable, belle cité médiévale, hôtel agréable et bonne restauration. Tout le monde s’est requinqué pour l’étape du jour en Aragon sur les traces de la baja du même nom. Malheureusement, Jean-Louis, frappé par un décès dans sa famille, nous quitte déjà pour gagner Paris.

Il a plu pendant la nuit et même si les premières pistes sont abordées sans problème, les quelques gouttes qui arrosent de nouveau les pistes de terre rendent le pilotage extrêmement délicat avec des machines de ce gabarit. Les glissades plus ou moins maîtrisées et les chutes se succèdent mais à force de persévérance, les pilotes commencent à intégrer les finesses du pilotage sur ce type de terrain. Les paysages sont fantastiques entre montagnes, forêt de pins, champs d’amandiers et canyons paradisiaques où coule une eau cristalline. Le temps maussade nous pousse à chercher un troquet pour nous restaurer et comme souvent en Espagne, nous trouverons un petit troquet d’où nous sortirons rassasiés et extasiés après un déjeuner pantagruélique pour un prix plus que modique. La suite ne sera que digestion accélérée par les pistes copieusement arrosées et glissantes à souhait où quelques-uns nous gratifieront de figures dignes d’un concours de FMX !

 

Déjà le troisième jour et comme une récompense, l’étape de chez Maria, la mamma de Dos Haches, aura été un vrai feu d’artifice. Au bas mot une quinzaine de plats dans une ambiance de fête où le bon vin de Navarre et le Paxaran couleront à flots ! La nuit ne fut pas assez longue pour s’en remettre et les premiers kilomètres de notre remontée vers le Nord et la France se fera à petit rythme. Heureusement, les splendeurs du désert des Bardenas sous le soleil qui refait une timide apparition nous remettent d’aplomb. Le groupe a trouvé sa vitesse de croisière et la bonne mesure entre échappée des cadors à l’avant et avancée prudente mais régulière à l’arrière. Le groupe a maintenant ses habitudes et les surnoms ont même commencé à fleurir comme Chocapic ou Super Tonio. On se permet même de rigoler de l’énième crevaison du Corse ou de s’attaquer avec Pierrot et Playmobil à une montée impossible façon trial. Les Pyrénées se rapprochent et ils en redemandent pour profiter de chaque kilomètre de chemin presque jusqu’à la nuit. Arrivés à Roncesvalles, oublié la rencontre timide du premier soir, c’est une bande de copains qui se congratulent, heureux d’avoir vécu ensemble cette superbe journée.

 

C’est déjà la fin du voyage et tout le monde a à cœur de vivre à fond cette ultime étape. Yves ne sera pas de cette dernière journée car son boulot l’a rattrapé et il doit rejoindre sa Catalogne à regret. Nous quittons le superbe hôtel Roncesvalles de notre amie Héléna pour entrer tout de suite dans le vif du sujet. 100 m sur le parking de l’hôtel et c’est un gué qui nous attend, l’occasion pour Domi de se rafraîchir les pieds et pour Chocapic et Super Tonio de coucher leur mastodonte. Je leur avais promis une dernière journée d’exception et ça commence fort ! Nous roulons sur les crêtes verdoyantes du Labour sur les traces des chemins de Compostelle où nous croisons vaches, chevaux et brebis en libertés mais aussi des troupeaux de marcheurs en file indienne en quête de spiritualité. Pour nous c’est la quête du chemin creux qui nous guide et avant le repas de midi, je leur réserve une petite surprise dont ils se rappelleront longtemps. Le terrain enfin sec me permet d’emmener la joyeuse troupe à l’attaque d’un chemin digne d’un championnat de Ligue d’enduro. Quelques grosses sensations et frayeurs plus tard, tétanisés par l’effort et le site vertigineux, les pilotes effarés d’avoir réussi cette prouesse se racontent mille fois leurs formidables sensations en se reposant à la terrasse du restaurant du Col de Gamia. Il est vrai que peu d’entre eux se pensaient capables d’emmener leurs formidables BMW GS dans des chemins aussi escarpés. De quoi ouvrir de nouveaux horizons ! Après de tels exploits, le retour vers Salies de Béarn ne sera que simple formalité où chacun pourra mesurer les progrès accomplis.

 

Le soir venu, rassemblés autour d’un dernier verre au bar du Casino de Salies de Béarn, les cinq jours du BMW MCF Euskadi Tour 2010 sont déjà presque loin et nous évoquons déjà les projets à venir. Refaire l’Euskadi Tour, tenter la Transpaña pour traverser l’Espagne du Nord au Sud en 6 jours ou alors, pourquoi pas pousser jusqu’au Maroc ? Le choix est vaste et les chemins infinis mais nul doute que le moto-club CAP-SUD aura plaisir à accueillir les GS du BMW MCF pour de nouvelles aventures tout-terrain.

 

Gérard BRONDY

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 Pays de Galles 30 Mai 6 Juin 2010: Cape-South under the Sun; Mercredi 9 Juin 2010

 

En préparation depuis plusieurs mois, la virée galloise a fait tomber les quelques petites idées reçues de ceux qui m'accompagnaient dans ce périple, notamment en ce qui concerne le climat et la nourriture locale. Même les habitués du simple expresso matinal ont fini au Full English Breakfast et avec des coups de soleil!!!

"Chaque fois que je vais en Angleterre, il fait beau!" Combien de fois ai-je tenté de convertir les sceptiques et autres incrédules que mes multiples voyages outre Manche se faisaient sous le soleil. Et pour la première fois que je décide d'y poser seulement deux roues et un casque, je croise les doigts pour que l'exception ne vienne pas confirmer la règle que je ne peux prouver aux autres…

 

Samedi 29 Mai: Cap sur la Normandie

Le tracé est bouclé depuis de longues semaines, les hébergements également, les motos sont sur la remorque et tout le monde est sur le pont à 6h30. Petite nuit pour le groupe, entre fin du boulot et excitation du départ. On vérifie une dernière fois les sangles et c'est parti pour 800 km jusqu'aux abords de Rouen, et il faut bien un V6 pour emmener tout ça: 4 personnes et derrière, KTM 990, Africa Twin, TDM 850, bagages pour la semaine, plus une Yam 250 qui sera troquée contre une trial au retour…

Petit attelage                    Réparation nocturne de la TDM à Caen

 

Arrivée chez Christian et Sylvie qui stockent la voiture, accueil plus que sympa à l'heure du goûter dans la tradition locale: Pont l'Evêque, Livarot, Camembert, cidre et tarte! On va presque faire la sieste avant de rejoindre Caen… Promis, on essaiera de prolonger la prochaine fois et comme les randos locales sont déjà dans le road book de la HP2 de Christian, on prend déjà date.

C'est l'heure de prendre la route pour Caen, et bientôt le moment de sortir la trousse à outils après 50 bornes! L'aiguille de mon compte-tours se prend pour une éolienne, ça pète, ça tousse, ça ratatouille, ça pousse pour faire repartir, ça hoquette encore, ça cogne sans grand succès… Alternateur qui m'a flingué une batterie neuve? Régulateur HS? Finalement ça repart en allumant code et phare et on boucle les 80 bornes pour rejoindre le restau d'abord, récupérer les coordonnées des concessions Yamaha à Porstmouth et Cardiff et bricoler un peu. Verdict: Fil de masse à peine desserré et oxydé. On sera un peu plus serein pour la nuit…

 

Dimanche 30 Mai: Bonne conduite

Départ vers 7h vers Ouistreham pour embarquer sur le Normandie de Brittany Ferries. Le vent de la veille n'a pas trop formé la mer et il en faudrait pas mal pour faire tanguer l'engin! Nous passons l'essentiel de la traversée vers Portsmouth sur le pont arrière en plein soleil. Débarquement et adaptation à la conduite à gauche pour Fred et François. C'est de la 4 voies jusqu'à Cardiff, il fait beau et l'apprentissage se déroule dans les meilleures conditions possible, même sur les ronds-points. Passage sur l'immense pont suspendu de la Severn River, péage gratuit pour les motos, et entrée au Pays de Galles avec halte à Cardiff devant le Millenium stadium, promenade dans le parc du château et direction The Great Barn, le B&B de Bonvilston. Comme son nom l'indique, grange reconvertie en chambres d'hôtes, grande propriété méticuleusement entretenue, repas au pub "The Aubrey Arms" et boissons locales pour savourer cette première journée. Demain on attaque les petites routes…

http://www.greatbarn.com/

 

Embarquement à Ouistreham et traversée sereine

 

Arrivée à Portsmouth        Millenium Stadium de Cardiff

 

B&B The Great Barn

 

Lundi 31 Mai: Brecon Beacons National Park

Réveillé par les oiseaux qui piaillent au soleil dans la gouttière…Pas un nuage, les Black Mountains du Brecon Beacons au programme; grande journée qui s'annonce. Un peu de route sur les grands axes afin de parfaire les réflexes de la conduite à gauche jusqu'à Abergavenny, puis direction le Nord par des voies minuscules, véritable couloir végétal entre les haies fermant les parcelles agricoles. Visibilité réduite, virages, vitesse maxi à 20 Miles, et séance d'évitement de moutons, randonneurs, cyclo, voitures et même des camping-cars qui ont osé s'aventurer là en ce jour férié! On croise même un groupe d'Electra Glide! Après Capel Y Ffin, le paysage s'ouvre un peu dans les pâturages, les moutons sont aussi imprévisibles que chez nous, et le col à 400 m nous offre une vue qui nous rappelle fortement notre Pays Basque. On entame la descente vers Talgarth, le Full Welsh Breakfast est déjà loin et c'est la séance initiatique du Fish & Chips local… Il nous fallait du consistant, c'est chose faite! La pelouse retient Fred quelques instants, on met un peu la selle en position couchette puis nous repartons vers Llangorse et le lac de Talybont, un nouveau col avant de basculer vers l'A470 en longeant l'ancienne voie ferrée toujours utilisée par un train touristique à vapeur. Trace directe vers Brecon et le Bridge Cafe où John et Carol nous attendent en nous laissant même toute la salle du bar fermé en ce jour férié. Le fish and chips de Talgarth  nous permet de sauter facilement le repas du soir, et je passe la fin de soirée à discuter avec John. Après avoir vu notre projet d'étape, il  me dit: "C'est bien, mais j'ai mieux à vous proposer et tu ne le regretteras pas…" Carte et GPS sur la table de cuisine, on modifie le tracé du lendemain sur ses conseils… Il avait largement raison!

http://www.bridgecafe.co.uk/

 

Les britanniques sont amoureux des bagnoles, toutes les bagnoles   -  Paysages des Black Mountains du Brecon Beacons NP

Piste végétale de bobsleigh....

John du Bridge Cafe de Brecon

 

Mardi 1° Juin: So British…

La météo ne s'est pas trompée et je suis réveillé par les gouttes d'eau sur le toit, mais ça devrait se calmer en fin de matinée pour laisser place au soleil ensuite. Il n'y a pas urgence, on traine au petit déjeuner, les nuages s'éloignent pendant qu'on devise sur le nouveau tracé vers les collines puis la côte à Aberystwyth. On quitte Brecon avec un petit crachin, je me trompe de route et on visite la campagne voisine grâce au Garmin avec des routes toujours aussi étroites. Il faut viser entre les branches chargées d'eau, les trous, l'axe central un peu boueux et les lapins qui détalent… Après 7 km de slalom spécial, retour sur la B4520 avec une petite brume tenace mais qui ne gâche pas le paysage.

Sur la B4519 aux abords de Garth    -    Dans la forêt de résineux près des pistes de descente VTT d'Abergwesyn

     

Bifurcation vers Garth sur la B4519 dans une immense zone de pâturages qui se termine par une belle descente vers la vallée de Garth. Parti devant pour faire des photos, François découvre une splendide trace de course sur prairie au milieu d'une propriété où gambadent des moutons un peu effrayés par un quad qui tourne. Un des agneaux s'est même échappé pour se retrouver coincé dans la barrière canadienne… François le sort de sa fâcheuse posture et nous reprenons la route vers Beulah avant de couper par les collines sur les conseils de John. Bien que le temps soit maussade, nous traversons une belle forêt de résineux vers Abergwesyn, avec une centre VTT de descente, le Coed Trallwm MTB Centre ( www.freedombiking.co.uk)

 

De nouveaux une grande zone de pâturages, avec une rampe sinueuse à passer en première courte… ça grimpe fort vers la zone de crêtes, immense, déserte. Arrêt au sommet, on coupe les moteurs, on contemple les vallées autour dans le silence, les prairies, le lac au fond avec sa tourbière, les troupeaux, un vieux pont de pierres, des pistes vers des granges masquées par la brume… On a déjà trouvé une partie de ce qu'on était venu chercher… Un peu plus loin, on tombe sur la cabine téléphonique probablement la plus isolée du Royaume Uni, un petit point rouge au milieu de nulle part.

Fred envoie ses cartes postales...

 

Il ne fait pas bien chaud, les nuages s'accrochent et on descend vers Tregaron pour trouver une table libre au coin du feu au Pub Talbot! Le cuisinier est déjà parti mais la tireuse fonctionne toujours. Petit casse-croute sur la place, et direction la côte à Aberystwyth vers le Marine Hotel en bord de plage. Le soleil revient en fin de journée et ne nous quittera plus jusqu'à la fin de la semaine.

Les pubs The Ship and Castle puis The Scholar nous accueillent, on s'endormira tard avec les vagues en musique de fond…

 

Pub de Tregaron                  Arrivée à Aberystwyth

 

Mercredi 2 Juin: West Coast and Snowdonia National Park

Avant la journée de repos, c'est la grosse étape du jour avec… 250 km! Petite grimpette à pied au sommet de la falaise qui domine la ville et la baie d'Aberystwyth, puis chargement des montures et départ sur la route de la côte. Les nuages sont définitivement partis, nous longeons le littoral et ses golfs avant de contourner le large estuaire de la Dovey River. Pause café au Penhelig Arms d'Aberdovey puis pique nique sur la plage de Fairbourne. Nouveau contournement d'estuaire pour rejoindre Barmouth et nous parcourons les falaises jusqu'au château d'Harlech qui domine la côte et la baie de Tremadog.

Aberyswyth depuis la falaise                             - Petit cottage -                                    Le pont ferroviaire d'Aberdovey

Harlech Castle et la rue voisine en pente prononcée...!

 

Petite pente sinueuse à 40% pour revenir dans la plaine et quitter le littoral pour les montagnes du parc national de Snowdonia par les petites routes viroleuses (A4085 vers Bedgelert puis A498 vers le centre du Parc). Le soleil se voile un peu mais la luminosité reste bonne pour nous faire apprécier des versants couverts de rhododendrons violets, des pâturages, des murs de pierres toujours aussi imposants… L'heure avance et nous décidons de plonger directement vers Bangor puis l'ile d'Anglesey pour atteindre la baie de Cemaes pour une pause de 48h. Je manque un peu la sortie et on se retrouve presque au départ du ferry pour l'Irlande… Anticipation de quelques mois…?

Nous arrivons au Gadlys Country House Hotel http://www.gadlys.co.uk/ où Paul et Patricia nous attendent. Splendide bâtisse de 1800, parc de 2 hectares avec un gazon typiquement local. On met les motos au garage pour deux nuits, les bières nous attendent déjà, le repas est copieux, le vin néo-zélandais n'opposent aucune résistance… On est très bien tombé et la suite le confirmera…

 

Jeudi 3 Juin: Croquet et plage

Journée de repos, promenade sur les falaises, la petite chapelle St Patrick, la baie de Cemaes, initiation mémorable au croquet avec une adaptation des règles de base qui aura le mérite de faire bien rire les propriétaires des lieux… Le jardinier en stoppe même sa tondeuse sur la butte dominant le terrain de jeu! Farniente sur la plage, il doit bien faire 25°, ce qui nécessite une soirée mémorable pour se réhydrater un peu avec Paul, maître des lieux et docteur Es-Pimm's qui nous fait découvrir son cocktail en échange de la liste des golfs du Sud-Ouest: marché conclu!

Chapelle St Patrick et baie de Cemaes

Initiation au croquet, et Mister Paul dans ses oeuvres.... Le bonhomme vaut le voyage!

 

Vendredi 4 Juin: Retour vers l'Angleterre

Départ à regret de Cemaes par la côte Nord d'Anglesey vers Red Warf Bay puis le château de Caernafon, petite cité de Carcassonne version galloise. On modifie le tracé prévu pour revoir sous le soleil le secteur de montagne un peu couvert lors de notre passage deux jours plus tôt. Casse-croute à Pontyfyng sur la A5, on laisse derrière nous le parc de Snowdonia vers Betws-Y-Coed pour tracer vers Lanrwst au Nord puis la magnifique A548 avec une Lotus Seven derrière qui ferme notre petit convoi. Nous atteignons Abergele sur la côte pour longer le littoral jusqu'à Chester mais au bout de 3 miles, changement de tracé. Bien qu'à moins de 200m de la mer, on ne voit pas la moindre vague pour cause de concentration de mobilhomes sur tout le front de mer, de parc d'attractions et autres projets immobiliers! Le contraste avec les jours passés est saisissant et on fuit vers l'intérieur pour rattraper l'autoroute de Chester où l'on arrive après l'orage. Visite du centre historique puis un petit quart d'heure pour poser les bagages au B&B de Nigel dans une immense ferme à Cotton Edmund. Agriculteur, motard, Nigel est même à l'attaque avec son tracteur-tondeuse… Faut dire qu'il a du boulot entre l'exploitation, les moutons, et le fait de partir le lendemain avec son pote pour le TT de l'ile de Man via Liverpool. Particularité du site: la girouette sur le toit de l'écurie! Unique en son genre..! Il ne résiste pas à me faire sa blague traditionnelle: Prendre la Montesa Trial et attaquer le talus derrière la grange. Ayant regardé la photo aérienne et les tuyaux à proximité, je sais bien qu'il y a le lac d'irrigation derrière mais avec un peu d'élan et le fait que la commande de frein arrière est bien plus loin que sur les autres motos, je manque de peu le plouf monumental dans les roseaux!! Nigel se fend la poire, il a bien failli réussir son coup! Pour se remettre de tout ça, direction le George & Dragon de Tarvin, puis le Red Lion, le pub en face.

 

Llynnau Mymbyr Lake près de Capel Currig (Snowdonia NP)

Chester     - Nigel au stands ! -             Trial presque sous-marin -             Girouette de motard

 

Samedi 5 Juin:

Le groupe se sépare pour une journée. Je suis attendu pour une fiesta familiale entre Manchester et Liverpool et le reste de la troupe descend sur Stratford upon Avon, cité de William Shakespeare.

Rendez vous est fixé au bord du canal à Oxford le lendemain

 

Dimanche 6 Juin:

File de droite sur la M6 vers Stafford et Birmingham, passage à deux pas de Silverstone et arrivée à Oxford à l'heure dite. On quitte la cité universitaire pour Southampton pour aller casser-la croute sur le port de plaisance et admirer quelques magnifiques spécimens de la navigation de plaisance à voile. Du grand luxe tout neuf de plus de vingt mètres au monocoque de course de Mike Golding! Fin de journée sur les quais de Portsmouth, dernier verre au Still & West Country House et c'est l'heure d'embarquer pour retourner sur Ouistreham, récupérer la remorque chez Christian et redescendre.

1600 km de promenade au soleil, beaux paysages, gens accueillants et sympathiques, dépaysement total et forte envie de remettre ça…

 

Embarquement sur le ferry - Bye Porstmouth

 

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    Philippe

Photos; Corine, Fred, François et Philippe

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ENFIN LE DEPART !

Dimanche 30 mai 2010 - Championnat de Ligue d’Aquitaine d’Enduro à Cauneille (40).

 

En ce dernier week-end du mois de Mai, la première épreuve du championnat d'Aquitaine d'enduro s’est déroulée à Cauneille. Une saison 2010 au départ tardif mais qui débute par une épreuve mythique pour les pilotes du moto club CAP-SUD venus en bons voisins. Un enduro qui n’aura pas manqué à sa réputation tellement les conditions de course auront été délicates.

 

Samedi, tout au long de la journée, les pilotes ont pu faire leurs petits repérages pour définir les meilleures trajectoires possibles pour grappiller quelques précieuses secondes.
Dimanche matin, tout le monde était présent sur Peyrehorade où est donné le départ de la course. Une fois les motos passées au contrôle technique et la tente CAP-SUD montée, tous les capsudiens se retrouvaient autour d’un café préparé par Seb’S.  Le tant d’échanger quelques impressions et notamment sur la météo qui nous inquiète un peu. Mais pas le temps de trop gamberger car il est temps de prendre le départ donné par le nouveau directeur de course qui n’est autre que Sébastien FOURNIER de notre moto-club.

 

Le parcours de liaison est intéressant et se passe bien sur un terrain sec. Nous arrivons sur une première spéciale banderolée qui démarre du terrain de moto-cross de Cauneille et sillonne ensuite les bois alentour. Tout se passe bien pour moi puisque, je fais le temps scratch en ligue 2. Mais les choses se compliquent très vite puisque la pluie va faire son apparition et rendre la piste très glissante. Arrivé à la spéciale en ligne, la pluie qui redouble nous laisse juste le temps d'essuyer nos lunettes. L’enduro est un sport de régularité ; il ne faut donc pas trop se poser de question et donner le meilleur de nous même sur une piste rapide et très glissante.

Le 2ème CH, très serré surprendra beaucoup de monde et les pénalités tomberont aussi nombreuses que les glissades dans les chemins. La pluie nous suivra tout le reste de la journée, mais rien n'arrête un vrai enduriste et notamment les capsudiens qui iront bravement jusqu’au bout. Une fois le dernier CH rendu, il est temps pour nous tous de nous changer et de nous nous retrouver autour de la buvette pour échanger nos impressions, rattraper les quelques calories perdues et se raconter notre belle journée de moto en attendant la remise des prix.

 

Et notre attente sera récompensée puisque 3 pilotes CAP-SUD sont honorés pour cette première épreuve :

Ø      Antoine Ipuy : 23ème au scratch et 3ème en E1 junior Ligue 1

Ø      Stéphane Arrachou : 4ème au scratch et 2ème en E1 Ligue 2

Ø      Jean claude Sarrailh : 7ème au scratch et 2ème place en E2 Ligue 3

 

A noter aussi de très beaux résultats avec :

Ø      David Gaits : 29ème scratch et 10ème en E2 Ligue 1

Ø      Olivier Caldumbide : 14ème scratch et 7ème en E2 Ligue 1

Ø      Christian Gallot : 31ème scratch et 6ème en Vétéran Ligue 2

Ø      Vincent Persillon : 101ème scratch et 24ème en E1 Ligue 3

Ø       Phillippe Junca : 102ème scratch et 15ème en E2 Ligue 3

 

Merci à tous pour cette belle journée et rendez vous le 20 juin pour l'enduro de Saint-Pantaly d'Ans où se tiendra la 2ème épreuve du championnat d’Aquitaine. Les pilotes CAP-SUD y feront le déplacement nombreux pour y faire briller les couleurs de notre moto-club et de ses partenaires.
J’en profite pour remercier mes partenaires personnels : le moto-club CAP-SUD, Shark, profil+, Minerva oil et OMB à Orthez.

Stéphane  ARRACHOU

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Cap-Sud au pays du poireau; 27 Mai 2010

Rien à voir avec l'enduro des Poireaux, mais une aventure en petit comité du côté du Pays de Galles qui va passer du stade de projet à la phase de réalisation…

L'idée remonte à Novembre dernier et on y est presque…! La grosse remorque du club est sur le parking, les engins sont testés et chargés après quelques péripéties (amortisseur à sortir pour changer la batterie du TDM au dernier moment, installation de l'Africa Twin, gabarit imposant de la KTM990, une petite place pour la Yamaha 250 à laisser à Chartres et qui parait minuscule au fond, équilibrage de l'ensemble, arrimage du tout, etc…). Bref les péripéties habituelles de ce genre de truc.

Ayant fait le trajet il y a quelques semaines pour cause de volcan islandais capricieux, l'option de prendre la remorque et d'éviter 1600 km d'autoroute semblait la plus judicieuse.  Le tracé est déjà dans les GPS depuis un bon moment et je ne calcule plus le nombre d'heures passées sur Google Earth pour faire et refaire les itinéraires, ajuster les parcours en fonction des hébergements trouvés, des pubs à ne pas rater, les coups de téléphone aux Bed & Breakfast pour confirmer notre venue, le ferry, l'étape chez Christian près de Rouen où on déchargera les montures… Je pense que tout est au point, reste un peu les aléas du climat outre-Manche mais bon… 17 ans que j'y vais régulièrement et soleil à chaque fois, donc on va rester optimiste.

La petite troupe (François, Fred, Corine et Philippe) commence à trépigner, Steph le voisin vient faire un tour avec sa Sherco et s'étonne que tout soit en place 48h avant… François trouve la formule adéquate: "Quand c'est sur la remorque, c'est qu'on est déjà en vacances…"

Au programme, arrivée à Porstmouth par bateau dimanche, direction Cardiff, le parc national de Brecon Beacons, la côte Ouest vers le parc de Snowdonia, l'Ile d'Anglesey puis retour par les abords de Liverpool, et Oxford. Une semaine prévue avec des petites étapes histoire de profiter des sites, des rencontres et des pubs si d'aventure le climat nous oblige à patienter à l'abri…

Il s'en est même fallu de peu qu'on prolonge le séjour à l'invitation d'un nos  hébergeurs, agriculteur et motard qui nous proposait de l'accompagner au TT de l'ile de Man pour le week-end…

 

Ce sera pour une prochaine fois. J'irais bien revoir les petites routes écossaises sur 2 roues l'an prochain, les amateurs peuvent prendre note…

Philippe

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RAID CAP SUD Enduro, c’est reparti…!!! 26 Mai 2010

 

Depuis 2007, le moto club Cap Sud n’avait plus organisé de raid AMIGOS enduro pour diverses raisons, pression écolo, risque d’amende derrière chaque cailloux etc.… Hé bien depuis ce long weekend de Pentecôte, c’est reparti...

Le moto club de Sauzé dans les Deux-Sèvres, nous a commandé un raid de 2 jours pour 20 de ses membres. Apres quelques jours de reco, des heures passées devant les cartes IGN, et une réunion de préparation, le groupe d’accompagnateurs composé de Seb Fournier, Fredo Luberriaga, Eric Gomes, Benoit Brault, Xavier Pederencino, Damien Collard, et moi-même est prêt à recevoir son premier groupe de l’année,  avec un peu de pression quand même.

Vendredi soir, nous retrouvons notre groupe à l’hôtel restaurant du col d’Osquich, qui sera notre hôte pour tout le week end. Une fois les présentations faites et les motos rangées au garage, il est temps de se retrouver autour du pot d’accueil, suivi d’un délicieux repas bien copieux. Vers minuit, tout le monde part se coucher, avec une seule envie, rouler! Vivement demain.  Samedi  matin, tout ce petit monde se retrouve autour d’un bon petit déjeuner, le soleil brille, la journée s’annonce chaude, et elle le sera.  8h30 les 3 groupes se forment,  petit briefing, photos de groupe et séance d’étirement sous la directive de Damien. 9h00, le premier groupe s’élance, suivit des deux autres à quelques minutes d’intervalles, c’est parti pour 180km. Les 2 Seb et Fredo ouvrent, Benoit, Xav et moi fermons, Eric a pris le premier tour d’assistance, et Damien navigue de groupe en groupe.  Des les premiers kilomètres, les différents groupes trouvent leur rythme de croisière, et déjà quelques arrêts photos souvenir, il y a de quoi, pas une brume, ciel bleu et vue dégagée, les yeux commence à briller, et les sourires montent jusqu’aux oreilles. Mais nos amis charentais n’ont pas l’habitue de voir autant de cailloux, et des gros ! Première chute, premier passage de gué et première noyade de moto, première crevaison, mais l’assistance est au top, présente partout, et tout le monde peut repartir rapidement.

Première pause à la chapelle de Soyarce pour un petit casse croute ravito, quelques mots échangés, micro sieste, mais il est temps de repartir, le plus beau reste à venir…  Cap au sud, direction Mendionde ou nous attend l’assistance pour la pause déjeuner avec un bon repas préparé par notre hôte, il est déjà 14h00, et nous avons encore 80km à parcourir. L’après midi se déroulera dans un vrai décor de carte postale, en commençant par le mont Ursuya, en haut duquel on voit très clairement toute la cote basque, jusqu’au première plage landaise, puis le Garralda, et ses 2 pics ou nous croiserons marcheuses et amateurs de modélisme, retour par les superbes pistes du col des palombières, il est 20h00 et nos 3 groupes arrivent a l’hôtel, un peu fatigué, mais super content de cette première journée. Un peu de mécanique, quelques mousses au comptoir et encore un très bon repas plus tard, tout le monde part se coucher pour une bonne nuit de récupération.

Dimanche matin, déjeuner 7h30, certains découvrent des muscles jusqu’ici inconnu, d’autre ont fait des cauchemars sur les grosses montés de la veille, mais tout le monde n’a qu’une seule envie, repartir. A la demande des participants, le parcours a dû être revu à la baisse pour leur permettre de reprendre la route du retour pas trop tard (mention spécial  à Seb.S, qui a su modifié le tracé au dernier moment). C’est parti pour 140km au lieu des 210 prévus. Première cervaison à Libarenx, deuxième à la Madeleine, et dans le même groupe, aurait il la poisse ce matin? Les démontes pneus commencent à chauffer. 

Monté de Salhagagne, forêt d’Iraty, le tracé est cassant par endroit, plus roulant sur d’autres. 13h00, tout le monde se retrouve au bord du lac d’Iraty pour un dernier bon repas tous ensemble. Le retour sur Osquich se fera par des pistes un peu plus roulantes, au milieu des pottocks, vaches et brebis qui pâturent en altitude, en passant par Esterencuby, col de Gamia, Hosta, et pour finir pic de Belchou, il est 17h00, horaire respecté. La journée se termine dans une très bonne ambiance, il est temps de charger les motos, de prendre une bonne douche et surtout de se retrouver pour un pot de départ, bien mérité.

Tous nos amis sont ravis, chacun y va de son petit commentaire, le week end s’est très bien passé, un tracé au top, un temps idéal, des participants super sympa, un encadrement au top, toutes les conditions étaient réuni pour ce premier raid de l’année, qui je l’espère ne sera pas le dernier !!!

Un très grand merci à l’hôtel restaurant du col d’Osquich pour son accueil, et ses bon repas, bravo et merci à tous les participants pour nous avoir fait confié leur sortie annuelle, merci à Eric pour son camion d‘assistance,  merci à Damien, notre brevet d’état embarqué, et bravo à tout l’encadrement, pari réussi !!!

Les raids enduro CAP SUD, c’est reparti, à quand le prochain ???

Gilles Chague

 

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Comme des pingouins

Raid trail BMW Béarn Motos Montagnes Basques – Samedi 15 et dimanche 16 mai 2010

 

230 Photos du Raid BMW Béarn Motos

 

Au départ, ces 2 jours de trail, organisés par le moto-club CAP-SUD pour faire découvrir aux clients de la concession BMW Béarn Motos de Lescar les joies de la conduite en tout-terrain ne devait être qu’une petite promenade de santé à la découverte des montagnes basques. Mais, la petite quinzaine de Gsistes regroupée pour l’occasion s’est retrouvée à Salies en ce long week-end de printemps pour vivre une aventure digne de la concentration des pingouinos espagnols au plein cœur de l’hiver ou de la célèbre concentration des éléphants dans le Nord de l’Europe. Une véritable aventure, que dis-je un défi, où nos pilotes TT en herbe ( !) ont dû affronter les éléments déchaînés pour venir à bout d’un parcours pour le moins tout-terrains.

 

Il faut dire qu’après une édition 2009 réalisée sous un soleil radieux, il y avait foule pour participer à cette seconde édition où Béarn motos donne l’occasion à ses clients possesseurs de trails BMW de découvrir les formidables capacités TT de leurs machines. Venus de tout le Sud-Ouest et même de Midi-Pyrénées, les GS se regroupent au pied de l’escalier du Casino de Salies de Béarn sous un ciel menaçant. Il y a des 650 mono et twin, des 800 GS, des 1150, des 1200, une Adventure et même une intruse avec une vénérable Yamaha Ténéré hors d’âge mais à la robe pimpante que la communauté teutonne adoptera sans problème. Mais notre plus grande satisfaction vient de la participation de Sabine sur son twin 650 GS, la première pilote au féminin qu’il nous ait été donné de compter dans nos rangs. L’ambiance est au beau fixe dans le grand hall du Casino où nous faisons connaissance autour d’un café croissant et l’attention est grande quand il faut écouter le briefing avant le départ. J’ai la tâche de guider la quinzaine de pilotes aidé par Fred comme fermeur et Alain à l’assistance. L’équipe est au complet et la troupe s’ébroue en même temps que les premières gouttes tombent. La pluie ne nous lâchera plus de la journée ! Les combis de pluie sont de sortie et les premières pistes sont abordées avec une grande prudence. Il faut dire que rouler en TT pour la première fois est un peu angoissant mais avec des pneus routes quand il pleut ça peut faire carrément peur.

 

Pour autant, en choisissant les pistes les plus favorables et avec les formidables capacités de nos trails BMW, tout le monde s’en sort avec les honneurs en ce début de journée humide. Les vrais débutants écoutent religieusement nos conseils de vieux (surtout Fred !) roublards alors que les redoublants s’autorisent quelques facéties à grands coups de gaz. La pluie redouble aussi quand nous attaquons les premiers sommets et en haut du pic de Belchou il ne fait que 3° ! La pause prévue là haut est immédiatement remplacée par un café bien chaud chez Espelet à Larceveau. Chacun s’attache à bien s’appliquer sur les pistes caillouteuses d’Osquich, façon de se réchauffer en pilotant debout et c’est trempés comme des soupes que nous arrivons à Aussurucq pour la pause déjeuner au restaurant Epphere. Et en parlant de soupe, c’est une bonne garbure qui nous redonne du cœur à l’ouvrage pour attaquer l’ascension d’Ahusqui (les manchons de canard, les frites et le gâteau au chocolat, crème anglaise y sont aussi pour quelque chose !) où c’est la neige qui nous attend… Il fait 1° et la neige tombe à l’horizontale. Nous nous dépêchons de redescendre par la superbe piste de Souhoure, tellement vite que la moitié du groupe par avec Fred et l’autre moitié avec moi dans une autre direction ! Nous nous retrouverons finalement à Tardets pour décider sous un déluge de rejoindre tranquillement notre hôtel à Larrau par la route.

 

L’hôtel de Pierre Etchemaïté est un endroit chaleureux mais aujourd’hui il l’est même plus que d’habitude. Personne ne traîne pour mettre sa moto à l’abri et filer sous une douche bien chaude. L’ambiance est plus chaude le soir à l’apéro ainsi que lors de l’excellent dîner mais les efforts déployés pour tenir sur nos roues durant toute la journée nous emmènent rapidement dans les bras de Morphée. Demain, il fera beau !

 

On est déjà demain et il ne fait pas beau… Je crois même que c’est pire qu’hier. A peine le petit-déjeuner avalé, c’est la montée vers Iraty par la route sous une pluie battante et par un froid polaire. Et ça ne fait que commencer puisque arrivé à quelques centaines de mètres du col de Bosmendiette, c’est la neige qui couvre la route. C’est un véritable paysage de décembre que nous découvrons dans la brume avec les chalets recouverts de plusieurs centimètres de neige. La route est blanche et il faut vraiment rouler prudemment pour ne pas aller au tapis. Il y aura bien quelques glissades en descendant vers Cize mais pas de mal ; tout le monde traverse ce véritable « baptême de la neige » avec les honneurs et notamment Sabine qui même en venant d’Ariège ne connaissait pas le plaisir du pilotage sur neige en pneus de route. Malgré le peu de visibilité, la formidable descente vers Estérençuby réchauffe un peu la troupe avant de nous y arrêter boire un café bien mérité. Nous continuons à gagner quelques calories sur une belle piste de terre rouge qui demande de bien tenir sa moto afin de regagner Ahaxe sans encombre. Les pilotes commencent à prendre le coup et sont de plus en plus à l’aise dans des conditions pourtant très difficiles.

 

 

 

Il est temps de faire une pause déjeuner à Gamia à l’accueil sans pareil et où Bruno nous régale encore une fois de sa cuisine. Les estomacs bien pleins, nous attaquons la dernière étape de notre périple par les collines de Basse-Navarre. Les pistes se succèdent au cœur des collines verdoyantes enfin éclairées de quelques timides rayons de soleil. Mais il ne faut pas se laisser aller à trop de flânerie sous peine de sortir de la piste (n’est-ce pas Yohan !). Les pilotes soignent leurs appuis et leurs trajectoires pour profiter à fond de ses derniers kilomètres de TT. La fin d’après-midi approche mais je ne résiste pas à emmener notre troupe maintenant expérimentée pour un dernier tour de roues sur les pistes forestières de Salies de Béarn. Une dernière petite surprise attend nos motards avec un petit passage dans notre « Karcher » naturel, point final d’une randonnée où l’eau n’aura décidément pas manqué ! Merci à Alain, notre camionneur et à Fred notre fermeur. Un grand bravo à tous pour être allé jusqu’au bout de cette véritable aventure. Un grand merci à Olivier BERJOT, le boss de la concession BMW Béarn motos à Lescar, pour sa confiance et son dynamisme. Puisque le dicton dit jamais deux sans trois, je vous donne rendez-vous en 2011 sous le soleil !

Gérard BRONDY

230 Photos du Raid BMW Béarn Motos

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Stage de Lacarre du 9 Mai 2010

 

Bonjour à tous; Dimanche dernier, avait lieu le premier stage moto CAP-SUD 2010 à Lacarre sur le terrain privé de Jean Claude Sempé.


Une bonne occasion pour se retrouver et faire un bon coup de moto entre copains. Arrivés sur le circuit, nous avons vu que Damien, notre éducateur, faisait déjà quelques tours de roues sur le circuit afin de tester et prendre quelques repères pour la journée.


Pendant ce temps, une douzaine de capsudiens arrivent et commencent à papoter autour d'un bon café bien chaud. Mais il est temps de se préparer pour se mettre en piste et commencer le stage.

La matinée se passe très bien avec le beau temps et la piste qui commence à sécher.
 
L'heure de l'apéro s'approchant, nous regagnons les super locaux du circuit pour partager un très bon repas préparé aux petits soins pour nous. Bien sûr notre Prez nous attendait fidèle au poste, venu voir sa petite équipe d'enduriste avec son appareil photo (orange KT !!! Mais peints-le en bleu !!!) entre les mains.

 

Après ce bon repas autour d'une bonne table de copains, l'heure de repartir est venue sous un temps menaçant. L'orage ne tarde pas à éclater sur Lacarre et c'est sous une pluie battante que nous poursuivons notre entraînement à l'écoute des super-conseils de Damien, toujours au plus près de nous pour nous motiver.

Mais le temps passe vite et il est déjà l'heure pour que chacun de nous de rentrer à la maison avec beaucoup de boulot en prévision pour nettoyer la moto.


Une bonne journée positive où chacun à son niveau a pu écouter et pratiquer les bons conseils de Damien dans une très bonne ambiance amicale et studieuse. Il ne restera plus maintenant qu'à organiser une autre journée ultérieurement avec une petite spéciale banderolée pour pouvoir travailler les virages à plat, seul exercice manquant lors de cette 1ère édition.


Je vous donne rendez-vous à tous le 30 Mai pour l'enduro de Cauneille où le moto club CAP-SUD se retrouvera nombreux pour encore une bonne journée de moto où chacun pourra mesurer les progrès accomplis. On compte sur vous tous pour venir nous encourager.

 

STEPHANE ARRACHOU

 

168 Photos ici

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Ça glisse à Lagor !! Course sur prairie – Dimanche 2 mai 2010 à Lagor

 

Nos amis du moto-club Pyrénées Quads avaient le redoutable avantage d’ouvrir le championnat de Ligue d’Aquitaine de courses sur prairies 2010. L’occasion pour le moto-club CAP-SUD de venir en nombre pour officier, concourir, participer ou tout simplement assister à une belle compétition de motocross tout près de chez nous.

 

Comme souvent depuis le début de l’année, c’est un week-end pluvieux qui s’annonce en Béarn. Malgré tout, les pilotes sont très nombreux et le parc est rapidement submergé. Les petites routes des coteaux de Lagor se transforment alors en Champs Elysées un 14 juillet sauf que ici, l’avenue ne fait que 2,50 m de large. La rançon du succès ! Côté capsudiens, là aussi, nous sommes venus en nombre : Alain à l’organisation en bon voisin, Seb et moi pour officier et un grand nombre de pilotes dont Xavier, Vincent, Sebs, Gilou, Mathieu et Jonathan sans oublier les compagnes, amis et enfants pour compléter la belle famille CAP-SUD.

 

Xavier a bien fait les choses en nous réservant un bel espace idéalement placé juste à l’entrée du parc où trône fièrement la tente CAP-SUD. Les motos sont rutilantes et les pilotes brillent dans leurs superbes maillots aux couleurs du club. Mais ça ne va pas durer, alors que les premiers pilotes attaquent les essais libres, une première averse s’abat sur Lagor, transformant le superbe tracé vallonné en formidable patinoire. Une fois les multiples catégories passées, la patinoire s’est transformée en bourbier où les amateurs ont le plus grand mal à tenir en équilibre. Les cadors ne se posent pas de question et filent à des vitesses impressionnantes faisant fi des difficultés. A ce petit jeu, les pilotes CAP-SUD tirent leur épingle du jeu lors des essais chronos avec Xavier qui pôle en L3 et surtout Jonathan qui écrase la concurrence en L1.

 

Le temps de se retaper et de se réchauffer un peu autour d’une bonne table familiale et la bonne impression des essais se confirmera lors des trois courses de l’après midi. Les pilotes CAP-SUD se battent tous comme des beaux diables dans des conditions dantesques où rester sur ses roues est déjà une performance. Xavier montre aux petits jeunes que malgré une année sans compétition et pas trop d’entraînement il a de beaux restes. Il termine chacune de ses manches à la 2ème place, malheureusement trop handicapé par de mauvais départs pour espérer lutter avec le premier. Quand à Jonathan, mauvais départ ou pas, il fait étalage de sa classe et de son éblouissante forme actuelle pour déposer l’ensemble de ses concurrents et remporter les 3 manches avec une facilité déconcertante. A noter que son amie Camille participait à sa première compétition et n’a pas eu la vie facile avec ces terribles conditions mais a courageusement rallié l’arrivée. Bravo à elle !

 

Alors que la valse des tracteurs commence pour sortir les véhicules de la fange, c’est sur une note très positive que cette première course sur prairie du championnat FFM s’achève. Les capsudiens étaient une fois de plus très nombreux, bien organisés et cerise sur le gâteau, ont obtenus de superbes résultats faisant briller les couleurs de nos partenaires sur les podiums. Une bien belle journée pour le moto-club CAP-SUD.

Le Prez

 

La galerie Photos de GG

 

Prairie de Lagor : « Ce qu'il y a de drôle dans le sport, c'est de se salir. »(Bill Watterson) 02/05/2010 –

 

Il fut une période durant laquelle le soleil était bien installé, le ciel bleu tout dégagé, la terre presque trop sèche et une température à porter un short. Pourtant en se fiant aux dictons des anciens, « en avril, ne te découvre pas d’un fil », la prudence était de mise.

Oui, mais voilà ! Depuis la veille, nous étions en Mai. Les brins de muguet ont fait leur apparition, les prés ont verdi, les jupes ont raccourcis et tout le monde a pris le pli de rouler sur terrain sec.

 

Alors sur les conseils des plus vieux : « ce 02 mai, fais ce qu’il te plait ».

 

Ca tombe bien, nos voisins de Pyrénées-Quad organisent une course sur prairie à Lagor. Comment ne pas soutenir les bonnes volontés de ce club dont les Jean Aguerretche et Alain Pederencino (pour ne citer qu’eux) sont des animateurs du milieu motorisé, et des amis de longue date.

Un mail et quelques coups de téléphone ont suffit à rameuter des capsudiens.

Jonathan, Vincent, Xavier.P, Gilles, Matthieu, Valentin et moi-même au guidon, Gérard et Sebastien F. au drapeau.

Le rendez-vous est fixé. Tout le monde doit se retrouver sur le site vallonné dans une contrée du Béarn où va se dérouler la course.

 

Confucius a écrit se proverbe : « Nul n’est prophète en son pays, surtout pas les météorologues ». Et bien, une chose est sûre, ils ne sont pas prêts de l’être … Il devait faire beau, et c’est la pluie qui nous a accompagnée tout le week-end !

Bottes, parapluies, imperméables et pneus à tétines XXL sont de rigueur.

Pour autant, l’ambiance n’est pas au gris. Les pilotes sont contents de pouvoir rouler. Pour certains un besoin de s’affirmer aux avant-postes, pour d’autres une session d’entraînement sur une spéciale en herbe, pour quelques-uns poursuivre leur initiation, mais pour tous se faire plaisir et partager un bon moment.

Grâce aux bons rapports que nous entretenons avec Pyrénées-Quad (prêt de matériel et de bonnes âmes), nous bénéficions d’une place d’exception dans le parc coureur. Impossible de manquer le stand Cap-Sud. Ses tentes, ses flammes, ses pilotes, son assistance, les motos et la baraque frite (remorque) sont installés à l’entrée.

 

 

Accueil autour du traditionnel café préparé par Laurence. Les capsudiens sont tous là. En famille pour certains, dont les enfants n’auront d’yeux que pour les catégories Kids et 85 cm3. De quoi susciter des vocations !

 

Il ne restait plus qu’aux aînés à montrer les couleurs de Cap-Sud sur le terrain.

Avant la répartition par catégorie, Valentin nous faisait part de sa défection pour incident mécanique. Les vaillants s’alignaient en NCA (Jon, Matthieu, Gilles et moi), les apprentis en NCB (Vincent) et les non-licenciés en Journée (Xav’P). Que les meilleurs gagnent et que les autres s’amusent!

 

Les premiers à s’élancer furent les petits. De vrais mordus de la terre humide, des sauts et des dérapages. Infatigables, inusables, seules leurs affaires portent les stigmates de leur volonté de profiter de la journée. Au premier abord il pourrait s’agir de ces bouts de choux qui chevauchent des motos disproportionnées dans des catégories où la grille est bien remplie. Mais non ! Il s’agit de nos monstres (du Prez’ et les miens). Non pas qui roulent, mais qui ‘se’ roulent dans la pente jouxtant le circuit !!!! Vivement que nous soyons en mesure de leur proposer une structure éducative appropriée … le message est clair. Ils veulent rejoindre les autres derrière la grille !? Occupons-nous vite de nos progénitures.

 

L’enthousiasme n’était pas que chez les plus jeunes. Selon la citation d’Eluard : « Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité ».

On connaît la sagesse de nos membres capsudiens. On n’allait pas tarder à découvrir leur générosité. « Full-gaz » ! Ou plutôt, « la poignée en coin » ! C’est dans ces termes bien a eux que les pilotes du club se sont exprimés.« Dans la boue, y’a pas le choix. Il faut enrouler du cable. », « si tu veux pas être sale ; roule devant. », …

Après la série d’essai, la série chrono permettait d’établir une hiérarchie sur la piste. Sur un sol complètement détrempé, il a fallu composer avec une herbe glissante et des averses passagères. L’ordre était établi pour l’entrée en grille avant les manches.

Trois manches se succédaient pour chaque catégorie. Les quads permettaient d’avoir une piste vierge après chacun de leur passage. Seule la ligne droite du départ, en légère pente, gardait sa végétation.

Nos pilotes se sont illustrés et ont montré leur potentiel. Trop facile pour les un ; Jon enquille les victoires comme une gamine des perles. Prudemment pour d’autres ; Vincent, Gilles et Matthieu, assurent le coup de gaz. Quand à Xav et moi notre citation pourrait être « à trop vouloir souder, on fini couché ». Ce qui n’empêchera pas le Xav’ de faire de spectaculaires remontées jusqu’à la tête de la course.

 

 

Jon n°105 / NCA                                                          Matthieu n°314 / NCA

 

Gilles n°8 / NCA

 

Vincent n°315 / NCB                                                    Xavier n°308 / Journée

 

Chacun aura tenté de s’illustrer dans sa catégorie, y compris les féminines.

 

 

(Ces propos ne sont pas pour Jon, mais pour sa copine Camille.)

 

 

Après cette journée bien arrosée, durant laquelle chacun s’est activé,

 

 

 

Il était temps pour nous de prendre un ticket afin d’être remorqué par le tracteur et quitter le parc.

 

Un dimanche de moto comme on les aime, avec des copains et de la gaieté. Pour la technique de pilotage on verra ça le week-end prochain en suivant les conseils du ‘maître’ brevet d’état  Damien.

Et comme l’a dit Valery : « Les maîtres sont ceux qui nous montrent ce qui est possible dans l'ordre de l'impossible. » !!?? ça promet …

 

A la semaine prochaine,

Seb’S

 

Un merci particulier à mon épouse Laurence pour l’assistance et les photos.

Les résultats sur http://pyreneesquads.free.fr/ .

 

Clin d’oeil:

 

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LE FEU ET LA GLACE

Raid Trail TT au Maroc – Vendredi 9 au Dimanche 18 avril 2010

 

Pour la troisième année consécutive, un groupe de trail du moto-club CAP-SUD est parti à la découverte du Maroc. Une aventure sur 2 et 4 roues pour 8 pilotes à moto et 2 en 4x4. Une aventure où nous côtoierons le sable et l’eau, la tristesse et la joie, les pistes et les routes, le chaud et le froid, la plaine et la montagne, le ciel et la terre, les rigolades et les coups de gueule, le feu et la glace. Une véritable terre de contraste où chacun vivra son voyage de l’intérieur parfois seul avec lui même mais toujours au sein d’un groupe de potes unis autour de leur passion. Une sorte de voyage initiatique pour les petits nouveaux.

 

Casting : Fred et GG en BMW F800GS, Chris, Lalouille et Yuggs en YAM 660 Ténéré plus ou moins récentes, Scal, pilote d’usine sur sa KTM 640 rallye, Seb en KTM 525 EXC, Môriiiiiin en BMW HP2 et Albert et Domi assistants de choc et de charme en 4x4 Bibi réplica.

 

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Vendredi 9 avril : Et vogue la galère

 

Parti dès 4H00 du matin, le convoi trace la route plein Sud à travers la nuit. L’excitation du départ et la motivation pour cette nouvelle aventure nous fait pousser des ailes. Les kilomètres passent et le jour se lève sur un beau ciel bleu. San-Seb, Vittoria, Burgos, Salamanque, Caceres, la route est belle et nous atteignons Séville sans difficulté pour une pause déjeuner bien agréable. Le timing est bon est nous filons vers Cadiz puis enfin Tarifa et l’océan. Les bateaux sont au port et le vent souffle fort quand une belle andalouse vient vers nous pour nous annoncer que le port est fermé jusqu’à dimanche soir en raison des conditions de mer… Catastrophe ! Pas question de se laisser abattre et nous filons pour Algégiras d’où un ferry doit partir en soirée. On décroche des places au dernier moment pour une traversée vers Ceuta mais en fait de ferry c’est plutôt une galère. Après avoir fait la queue pendant plus d’une heure, un de nos véhicules embarque pendant que les 2 autres avec les remorques restent sur le quai faute de place. L’horreur !

La nuit tombe, la fatigue et le stress gagnent et l’ambiance est électrique. Mais nous ne lâchons rien et à force de persévérance nous réussissons à embarquer sur un autre navire qui nous emmène nous aussi sur le continent africain 2H00 plus tard. Reste encore à passer la douane qui même en pleine nuit nous demandera plus d’une heure de palabres avant d’obtenir le sacro-saint tampon qui nous ouvre les portes du royaume marocain.

Il est 3H00 du matin et après presque 24H00 de labeur, nous posons enfin nos roues sur le continent africain.

 

Le petit futé capsudien :  Petit resto ouvrier dans le village andalou de Oh la la ! (Olalla). Au menu Salpicon de marisco (salade de fruits de mer), pescado à la plancha, helado, 11 € vin et café compris. Pas mauvais et pas trop cher pour du poisson en direct de Toupargel qui apprend à nager dans l’huile d’olive.

 

 

Samedi 10 avril : Le sens de l’orientation

 

Abonné aux sensations fortes, Moriiiin au volant de son fourgon attaque la 2x2 voies en sens inverse suivi des autres comme un seul homme, aventure dont nous sortons miraculeusement indemne. Les kilomètres défilent mais la fatigue gagne et il faut nous arrêter pour prendre du repos. Nous plantons la tente à Larrache, la bien nommée. Un bivouac dans une clairière au milieu des chênes verts sous un ciel étoilé.

5H30 et presque 2H00 de sommeil relatif plus tard, le soleil se lève et nous avec. Il fait beau, il fait bon et Albert nous fait chauffer un café pendant qu’on s’évertue à plier nos tente 2 ou 3 secondes en 2 ou 3 mn sans succès…

C’est reparti pour 500 km cap au Sud sur la route de Marrakech. Pendant que j’initie Môriiiin au GPS, Fred file à vive allure entre 2 contrôles radar et bien vite tout le monde se perd. Chacun trace sa route et à notre arrivée à Imi n’fri en début d’après-midi, après une nav impeccable, nous sommes seuls… Albert et Domi arrivent quelques minutes après sans se tromper alors qu’ils ne connaissaient pas l’endroit, c’est rassurant pour l’assistance du raid. Par contre, le reste du groupe manque à l’appel. En fait, après avoir loupé l’embranchement de Marrakech, ils partiront visiter la côte atlantique pour un petit détour de 170 km. ça promet pour la nav sur les pistes !

La bonne surprise du jour c’est la transformation du gîte d’Hafid, point de départ et d’arrivée de notre périple à moto qui de bouiboui s’est transformé en moins d’un an en petit coin de paradis. C’est simple mais charmant. Une fois les troupes rassemblées et installées, nous prenons le déjeuner dans le jardin à l’ombre d’un figuier puis pendant que certains fignolent la prépa de leur destrier, on attaque une petite sieste. C’est les vacances, non !

En fin d’après-midi, nous partons faire les courses à Demnat, toute proche. La ville a beaucoup grandi mais l’ambiance est restée sympa. Samir, notre hôte, nous accompagne pour cette agréable promenade qui se terminera dans un café à déguster quelques brochettes et un coca tout en observant la formidable effervescence de la rue.

La nuit tombe déjà et nous nous retrouvons dans le salon pour le dîner qui sera bien calme tellement la fatigue du voyage nous a marqué. Demain le réveil est prévu avec le jour pour profiter de la fraîcheur et de la superbe lumière du matin.

 

Le petit futé capsudien : Déjeuner dans le jardin, brochettes de poulet aux épices, salade marocaine et zitounes à profusion accompagnés de thé à la menthe. Au dîner, soupe de semoule façon colle à papier peint et excellent tajine de poulet aux légumes. Café, restaurant, gîte Tamount (Chez Hafid), pension complète à 200 dh.

 

 

Dimanche 11 avril : Premières pistes, premiers déboires

 

Les oiseaux chantent à peine que la troupe se lève pour profiter des premiers rayons du soleil. Petit-déjeuner dans le jardin sous la brume matinale. Il fait frais mais rien d’anormal, nous sommes dans la montagne à plus de 1000 m d’altitude. Café noir et galettes avalées, c’est le grand départ pour une première étape que Fred et moi avons tracé comme un échauffement. Quelques kilomètres de petites routes de montagne avant d’attaquer notre première piste qui vue depuis Google Earth ne sera qu’une formalité. En fait, la piste est défoncée et farcie de pierres, le rythme est difficile à trouver et au bout de 20 km, c’est la première crevaison. C’est Chris qui s’y colle et ouvre une longue série, mais ça nous ne le saurons qu’à la fin de notre périple. Heureusement, l’assistance est déjà là et les paysages sont superbes.

La troupe repart sur de beaux chemins puis une route « inch’alla » qui n’a rien à envier à certaines de nos pistes. Puis les choses sérieuses commencent quand nous plongeons dans un oued asséché. La navigation n’est pas trop compliquée mais le terrain fait d’un mélange de sable et de gravier ultra-mou demande un pilotage technique et une grosse dépense d’énergie. Chacun essaye de parfaire sa technique de pilotage mais les chutes s’enchaînent heureusement sans gravité. Il fait chaud et nous profitons de l’ombre d’un arbre accueillant (voir photos !) pour soigner les stigmates de la moto d’un Yuggs optimiste.

 

Nous repartons sur une piste roulante mais piégeuse sur ses abords. Seb, enthousiaste pour ses premiers tours de roues dans le désert tente des coupes improbables malgré mes avertissements et fini par mettre la cabane sur le chien sur une grosse cassure. Il souffre des côtes mais repart courageusement. Nous trouvons la sortie de l’oued juste à l’entrée de Ouarzazate et après ce baptême du feu de pilotage et de nav, c’est celui de la mécanique qui nous attend. C’est d’abord le Scal dont la batterie de sa KTM rend l’âme. Heureusement Chris a tout prévu et nous sort une batterie du 4x4. Puis, alors que je viens de faire le plein, ma BMW me fait le coup de la panne après 2 ans et 23000 km de bons et loyaux services. Je trouve la panne rapidement (valve de mise à l’air du réservoir bouchée) et nous partons déjeuner pas loin de la casbah.

Les batteries rechargées (ah, ah !), nous repartons plein Sud sur une énorme piste où nous prenons plus de 150km/h. Mais la joie est de courte durée puisque ma moto me refait le coup de la panne. Après avoir tenté vainement de réparer, il faut se rendre à l’évidence, cette panne demande une intervention plus longue pour espérer repartir. Nous décidons d’arrêter notre journée là et de passer la nuit à Ouarzazate.

Fred nous a dégotté un hôtel sympa où nous attaquons direct la mécanique. Les deux 800GS sont désossées pour intervertir les pièces et isoler la panne et grâce aux connaissances en mécanique de Domi et Chris, nous arrivons à déceler les pièces défectueuses qui sont le filtre et la pompe à essence qui sont obturés par des dépôts dans l’essence. Il n’est pas possible de la réparer mais grâce à un nettoyage minutieux cela devrait aller.

Pour nous consoler de mes déboires, je parts chercher quelques bières et du vin rouge marocain grâce aux infos d’un petit-taxi histoire de remettre une ambiance festive. Fatigue + alcool = dodo à 10H30. Demain, ça ira mieux…

 

Le petit futé capsudien : A midi, assiette de crudités, keftas et brochettes accompagnés de coca dans un boui-boui de Ouarzazate, pas mal du tout pour 40 dh. Le soir, salade marocaine, couscous de légume et poulet excellent, fruits frais. Hôtel Zaghro, chambres vastes et propre avec sanitaires ; piscine dont nous n’aurons pas profité et accueil sympa pour un prix tout doux de 200 dh la demi-pension. Une bonne adresse à 5 mn en petit-taxi du centre de Ouarzazate.

 

 

Lundi 12 avril : Un pour tous, tous moins un

 

La nuit a été bonne et réparatrice et même si la troupe a un peu de mal à démarrer ce matin nous attaquons nos premières pistes dès 7H00. Il fait frais et ma moto retrouve un tempérament de jouvancelle. C’est roulant et très rapides sur les premiers kilomètres où nos trails accrochent par endroit les 150 km/h. Enfin, au détour d’un superbe oasis, les premiers chemins techniques qui présagent d’une grosse journée. C’est minéral, c’est technique, c’est physique et il y a du relief. Nous sommes déjà à 1500 m d’altitude, le souffle est court mais la joie d’être là est grande.

Nous atteignons Tazenacht sans problème par une piste superbe mais toujours piégeuse. Fred, Seb et moi nous relayons à la nav pour un sans faute de 160 km en 2H00 de temps. Une belle perf qui nous permet d’espérer reprendre un peu du temps perdu hier.

Après avoir fait le plein de carburant et de coca, nous repartons à l’attaque des pistes en direction d’Issil à travers un immense plateau fermé par une chaîne montagneuse à plus de 2000m sur 3 côtés. Les lieux sont d’une grande majesté mais nous avons du mal à imaginer par où nous allons en sortir. Au détour d’un petit village, une piste gravit la montagne acrobatiquement. C’est le début d’une traversée majestueuse à travers un massif volcanique escarpé par une succession de pistes caillouteuses et de traversées d’oueds. Le décor est fantastique mais le chemin périlleux et éprouvant. La batterie du Scal continue à faire des siennes toujours là où il ne faut pas et les pilotes commences à tirer la langue après 4H00 de trial avec des motos de plus de 200 kg. Il est temps de prendre du repos à l’ombre des palmiers de la première oasis rencontrée au bord de l’oued Draa. Nous ne sommes pas loin d’Issil mais aussi des pistes les plus connues du Dakar. Alors que nous n’avons rencontré que des autochtones jusqu’à maintenant, il y a foule dans cette oasis. En quelques minutes nous croisons un groupe de motos, un buggy, une quinzaine de 4L accompagnées de 4x4, des quads… Vite fuyons !

Le soleil est haut dans le ciel et il fait 35° quand nous trouvons la route de Tissint. C’est le moment que choisi ma BMW pour refaire le coup de la panne. Je rejoins tant bien que mal la ville où nous attend l’assistance pour un nouveau dépannage. En fait, comme l’avait diagnostiqué Domi, il reste quelques résidus dans la pompe qui sous l’effet de la chaleur se dilate et se grippe. Il suffit d’attendre quelques minutes qu’elle refroidisse et sa repart. Il faudra donc faire preuve de patience.

Il est déjà tard quand nous attaquons une piste du Dakar le long de la frontière algérienne. Le site est connu pour sa rudesse mais aussi sa dangerosité car il a été le théâtre de la lutte du front Polisario et il y resterait quelques mines... Le plateau est immense et les pistes quasiment invisibles. Au bout de quelques kilomètres nous sommes perdus et à mon grand dam, chacun essaye de trouver son chemin. Résultat, en quelques minutes il manque 6 pilotes à l’appel. Nous mettrons plus d’1H00 à en retrouver 5 mais Môriiiin manque à l’appel. Pendant que Dumoll répare sa roue AV crevée, Chris, Fred et moi partons à sa recherche mais après une nouvelle heure de recherches, nous abandonnons en espérant qu’il nous attend au point suivant.

La progression est lente entre difficultés de navigation, terrain difficile gavé de pierres et oueds de sable mou. Le seul point rassurant vient d’une trace de moto qu’il nous semble percevoir de temps à autre. La nuit tombe alors que nous sommes en plein désert et qu’il nous reste plus de 50 km avant la route. Rouler de jour en hors-piste n’est pas facile, alors de nuit, je ne vous en parle même pas. De plus le Scal, toujours en panne électrique, n’a pas de lumière et c’est en duo que nous roulons.

On s’en sort plutôt bien quand au détour d’une piste, un militaire nous met en joue et nous arrête. Nous sommes sur une zone interdite et les palabres pour nous en sortir sans encombre et sans dirham dureront longtemps. Ajouter à ça, une dernière crevaison du Yuggs et une réparation à la frontale au milieu d’araignées grosses comme des mygales puis l’arrêt définitif de la KTM du Scal que nous devront tracter et vous aurez là une de ces étapes motos qui font l’histoire de CAP-SUD.

L’assistance définitivement au top nous a trouvé un hôtel confortable et nous apprend que Môriiiiin est arrivé depuis longtemps et s’est pris un hôtel *** non loin de là. Nous sommes soulagé de savoir qu’il s’est bien sorti de cette étape mais aussi fâché qu’il soit parti seul à l’aventure avec tous les risques que cela comporte et nous ait laissé sans s’inquiéter de notre situation. Le point positif c’est qu’il a réussi une nav parfaite et je suis plutôt fier de mon élève qui pourra maintenant prendre sa part de GPS.

Nous sommes crevés ; une bonne douche, un bon repas et tout le monde part se coucher sans demander son reste à presque minuit et avec 15H00 de moto dans les pattes.

 

Le petit futé capsudien : Hôtel Le Renaissance à Tata, défraîchi mais propre avec une bonne literie. Au dîner, salade de pâtes, tajine de boulettes et poids chiches, fruits frais et cerise sur le gâteau, une bière et un peu de vin marocain en guise de somnifère. Une bonne adresse même si le ptit-déj n’est pas à la hauteur du reste. 190 dh /pers.

 

 

 

Mardi 13 avril : La renaissance

 

C’est la grass’mat à Tata ! Aujourd’hui c’est récup pour les hommes et pour les machines. Il fait déjà chaud quand nous nous retrouvons devant l’hôtel pour faire la mécanique. Filtre à air, graissages, niveau, serrages, tout y passe pour refaire une santé à nos montures. Dans l’affaire, Scal récupère une moto avec lumière et démarreur après la découverte de causses oxydées.

Il est déjà tard quand nous partons de l’agréable hôtel « La renaissance » pour notre troisième étape raccourcie. Fred a fait un beau cadeau à Domi aujourd’hui en lui laissant sa moto pour la journée. Nous avons décidé d’abandonner le parcours Sud pour se concentrer sur l’Anti-Atlas. Après avoir un peu jardiné dans un oued bien technique, nous trouvons la bonne piste et c’est un vrai régal. Nous évoluons dans un décor grandiose sur un énorme plateau bordé de montagnes au loin et où les troupeaux de dromadaires paissent tranquillement. La piste en terre est agréable mais poussiéreuse. L’attaque est de mise mais quelques pièges demandent une attention de tous les instants. Ma moto continue à faire des siennes quand je lui en demande un peu trop sous le soleil mais les potes sont là pour me réconforter quand il faut attendre patiemment qu’elle refroidisse sous la maigre ombre d’un acacia.

 

Nous franchissons une barrière rocheuse et maintenant c’est la steppe africaine qui s’étend devant nous, immense. Une piste sablonneuse serpente à n’en plus finir au milieu des acacias et buissons d’épineux offrant des trajectoires multiples et faisant la part belle au pilotage. Gros gaz et gros cœur sont nécessaires pour aller vite dans ces conditions surtout que les cassures remplies de sable mou sont fréquentes. Domi et moi prenons les devants et je prends un pied intégral à surfer à plus de 140 km/h au milieu des arbres, dessinant de grandes courbes en glisse sur ma BMW à la santé enfin retrouvée. Une véritable renaissance !

Après plus de 170 km de pur bonheur, nous devons nous résoudre à quitter la trace pour rejoindre le 4x4 d’assistance par la route. Le timing est impeccable et nous retrouvons Albert et Fred quelques minutes plus tard pour rallier le village d’Amtoudi. Ce village est un véritable joyau blotti dans d’immenses falaises surmontées de fortifications. Fred nous a trouvé une auberge tenue par un français dans un oasis aux pieds d’une immense barre rocheuse. Nous profitons des derniers rayons de soleil pour nous laisser guider par les enfants dans un dédale de roches et de canaux d’irrigations où trônent de magnifiques arganiers. La nuit tombe quand nous regagnons l’auberge « On dirait le Sud », rustique mais superbe entre tradition et simplicité. Nous logeons tous ensemble dans un grand dortoir décoré de tapis berbères et d’illustration de l’histoire locale. La soirée joyeuse et un peu arrosée nous plongera bien vite dans les bras de Morphée.

 

Le petit futé capsudien : Auberge On dirait le Sud à Agoutim. Superbe endroit et le tajine de chevreau est un vrai régal sans compter que le patron a toujours quelques bouteilles de vin de côté ! ½ pension en dortoir, 210 dh/pers. Un peu cher pour un dortoir mais le site vaut bien ça.

 

 

Mercredi 14 avril : Chaud et froid

 

Réveil en douceur à 5H30 histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes. Il fait plutôt frais mais c’est normal, on est à plus de 1000 m d’altitude. On prend quand même le ptit’déj en terrasse tout en préparant le programme de la journée qui doit nous faire remonter plein Nord dans l’Anti-Atlas.

Dès les premiers kilomètres, le paysage se resserre et les montagnes sont omniprésentes. La piste est belle, plutôt roulante mais technique dans ses enchaînements. Le soleil n’est pas de la partie aujourd’hui et il fait même plutôt froid. Les vestes ressortent du sac pour l’occasion et bien nous en prend puisqu’il tombe même quelques gouttes maintenant. Après la steppe africaine d’hier nous passons aujourd’hui aux plateaux verdoyant de Mongolie. Quel contraste ! De grands plateaux vallonnés et couverts d’herbe verte à plus de 1500 m d’altitude où l’on découvre de temps à autre les tentes caïdales abritant les familles de bergers.

Puis c’est la vertigineuse descente dans un énorme canyon de plusieurs centaines de mètres de profondeur. La piste en balcon est taillée dans le flanc de la falaise sur des kilomètres. Et quand au détour d’un virage la piste est obstruée par un énorme éboulement, miraculeusement, un bulldozer est là pour nous ouvrir la piste en quelques minutes ! La vue sur le canyon est magnifique avec au fond un oasis luxuriant et un petit village accroché à la paroi. Un paysage à couper le souffle que nous restons contempler de longues minutes.

En bas, dans la palmeraie, il fait maintenant très bon et nous profitons d’une petite halte pour remettre les vestes dans le 4x4 qui nous suivait de près. C’est une bonne option car les chemins qui suivent vont s’avérer très sportifs. Des dizaines de kilomètres d’oueds défoncés par les pluies torrentielles de la semaine précédente qui vont transformer notre après-midi en véritable séance de franchissement. Après-midi agrémentée de quelques séances de mécanique pour des crevaisons mais aussi de multiples chutes heureusement sans dommage.

Pour moi, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas puisque ma moto fonctionne à merveille et je m’éclate à piloter dans ses conditions dantesques. Nous sortons finalement de cet enfer en milieu d’après-midi et trop tard pour aller jusqu’à Taroudant. Nous rejoignons donc Tafraout par la route non sans en profiter pour se promener dans les superbes chaos rocheux de grès rose qui font la renommée de la région.

Nous arrivons assez tôt pour profiter du souk très animé et faire quelques emplettes malheureusement interrompues par un énorme orage de pluie et de grêle qui annonce un parcours bien délicat pour demain. Mais demain est un autre jour. Alors que nous regagnons le sympathique hôtel Tanger, Domi se rend compte qu’il n’a plus ses papiers… Heureusement, l’auberge de la veille les a retrouvé bien évidemment sans les euros et dirhams mais avec tout ses papiers et son passeport. Il en sera quitte pour un aller/retour à Amtoudi par la route soit plus de 400 km dont la moitié de nuit. Une double peine en fait !

 

Le petit futé capsudien : Hôtel « Tanger » au bord de l’oued en centre ville, 80 dh la nuit pour des chambres petites mais propres avec les sanitaires communs sur le palier. Très bon dîner à 45 dh avec salade marocaine et excellent couscous au poulet très copieux. Le petit déjeuner à 19 dh est dans la lignée avec même des chocolatines excellentes. Une bonne adresse à Tafraout.

 

 

Jeudi 15 avril : Montagnes russes façon berbère

 

Tafraout se réveille et l’activité reprend doucement sous un ciel encore chargé de nuages menaçants que le soleil perce difficilement. Le super petit déjeuner avalé, nous partons pour Taroudant bien décidés à profiter de cette dernière journée dans l’Anti-Atlas. Après quelques dizaines de kilomètres d’une jolie route de montagne nous attaquons notre première piste. Il fait plutôt frais et la pluie a juste mouillé suffisamment le terrain pour qu’il n’y ait pas de poussière. Des conditions idéales ! La piste est extraordinaire avec des appuis, des gros freinages, des montées, des descentes, des virages de toutes sortes, le tout dans un décor de plateau vallonné et verdoyant. Il n’en faut pas plus pour provoquer la grosse attaque et c’est un véritable groupe de furieux qui se tirent la bourre sur des kilomètres et des kilomètres comme des gosses.

La suite est moins réjouissante avec une interminable descente sur une route fraîchement gravillonnée puis une ligne droite infinie jusqu’à Taroudant. La ville est plutôt belle, ceinturée par de majestueuses remparts. L’activité est intense et un peu stressante pour nous qui sortons de 5 jours loin des foules. Nous pique-niquons rapidement aux pieds des remparts et nous reprenons la route surchargée pour rejoindre au plus tôt les montagnes.

Après plusieurs dizaines de kilomètres de ligne droite ponctués par une crevaison pour Seb, nous attaquons enfin une nouvelle piste. Et notre patience est récompensée. Une merveille de chemin qui gravi la montagne en plusieurs centaines de virages, tantôt en terre rouge, grise ou jaune, tantôt en graviers, sous les arbres ou à découvert, traversant de petits ruisseaux ou de larges oueds. C’est superbe, c’est joueur, c’est le pied ! 26 km avalés d’un trait avant de s’arrêter au sommet pour admirer un formidable panorama sur le chemin parcouru.

Tout le monde est aux anges et nous nous congratulons comme si nous venions de faire un exploit. La suite est aussi réjouissante mais cette fois en descente et avec un peu plus de gravier qui nous donne l’occasion de nous essayer à la glisse avec plus ou moins de réussite.

Il est malheureusement déjà tard et nous décidons de rejoindre la route au plus court par une piste inconnue. Elle se révélera comme une véritable pépite. Longeant un superbe torrent encaissé, c’est un véritable toboggan de parc aquatique dont chaque virage est relevé. Si on y ajoute quelques sauts et gués à traverser, on a là une des plus belle piste qu’il m’est été donné de parcourir. On file entre les rochers et les arganiers à toute vitesse en prenant garde de ne pas sortir trop large car le vide est tout proche mais malgré notre empressement, les hésitations, erreurs de nav et autres crevaisons nous condamnerons à finir de nuit, comme d’habitude. Après plus d’une heure de route dans le noir, le froid et même un peu de pluie, nous atteignons enfin Talouwin et l’hôtel Askaoun qu’Albert nous a déniché.

Il est complet mais le sympathique patron nous fait quand même rentrer les motos à l’intérieur ! Nos belles dormiront au chaud ! Les chambres sont propres et agréables même si nous y sommes un peu à l’étroit et que les douches du haut ne fonctionnent pas. Mais il y a de l’ambiance entre les groupes de touristes qui dansent autour des tables, l’orchestre local en pleine forme et le patron qui fournit la bière et le vin. On se croirait à Munich !!!

 

Le petit futé capsudien : Hôtel Askaoun à Talouwin. Brochettes de poulet et excellentes frites, tajine de boulettes aux œufs et fruits frais. Petit-déj impeccable dans un cadre soigné. 190 dh par personne la demi-pension, vin et bière compris.

 

 

Vendredi 16 avril : Baroud d’honneur

 

Depuis la terrasse de l’hôtel, on peut voir au loin le superbe château de Talouwin au lever du soleil. Soleil qui a malheureusement du mal à chasser les nombreux nuages gris. Après un bon et copieux petit-déjeuner, nous partons à l’assaut des sommets du djebel Sirwa qui nous dominent du haut de leurs 3000 m. Môriiiin et Yugs ont décidé de faire l’impasse sur cette dernière journée qui s’annonce copieuse et prennent la route de Marrakech pour rentrer à Demnat.

Il a plu pendant la nuit et le ciel est encore chargé de nuages. Il fait à peine 10° quand nous attaquons les premières pentes par une route magnifique qui grimpe à plus de 2000m jusqu’au village d’Askaoun. A partir de là nous empruntons une piste humide mais heureusement sablonneuse qui s’enfonce petit à petit dans des montagnes de plus en plus sauvages. La piste devient de plus en plus difficile mais elle est magnifique entre rochers majestueux et prairies verdoyantes. Mais rapidement, le ciel se bouche et nous perdons des degrés au fur et à mesure de notre ascension. Nous sommes à 2300 m, il fait 1,5° et il pleut ! Les conditions de roulage deviennent extrêmes ; notre moyenne est inférieure à 10 km/h et nous n’avons plus de trace GPS. La progression se fait au cap sur une piste en argile rouge transformée en véritable patinoire. Les chutes sont nombreuses et les motos sont enveloppées d’une gangue de terre rouge hyper-collante. On est à 2500 m et maintenant il neige ??? Le calvaire se poursuit pendant plusieurs kilomètres avant d’arriver dans un superbe défilé rocheux où nous trouvons enfin un terrain plus praticable en même temps qu’un rayon de soleil.

Les paysages de haute-montagne sont magnifiques avec les sommets couverts de neige qui tranche avec le bleu du ciel, le vert des cultures et le rouge de la terre. Les villages en terrasses sont blottis aux pieds des montagnes ou au creux d’un oued et il est difficile de ne pas s’arrêter pour faire une photo après chaque virage.

Nous arrivons enfin sur une route que nous attendions tous. L’occasion de retrouver l’assistance pour une pause déjeuner bien méritée. Dumoll en profite pour réparer sa Ténéré qui a bien souffert mais repartira vaillamment.

La suite du parcours se fait par la célèbre route du Tizi n’tichka, formidablement perchée à plus de 2000 m dans une succession de virages impressionnants. La circulation est intense et les dépassements périlleux mais les panoramas superbes. Nous poursuivons par la vallée du Tessaout dans un dédale rocheux et verdoyant. Nous ne sommes plus que quatre à prendre la dernière piste qui nous ramène à Imi n’ifri. Seb, déchaîné, ouvre la route à un rythme endiablé. Ma pomme, Chris et Scal le suivons tant bien que mal pour un baroud d’honneur magnifique. Une ultime piste très cassante mais très belle dont nous sortirons salués par un superbe coucher de soleil sur l’Atlas.

De retour chez Hafid, nous retrouvons le reste de la troupe avant de partir faire quelques dernières emplettes à Demnat alors qu’un énorme orage éclate au dessus de la ville. Après avoir chargé nos motos et nos affaires, la soirée sera courte et déjà nostalgique.

 

Le petit futé capsudien : Café-restaurant Tamount, chez Hafid à Im n’Ifri. Couscous au poulet et thé à la menthe. 350 dh les 2 ½ pensions y compris la garde des véhicules et remorques durant notre périple.

 

 

Samedi 17 avril : Séville express

 

Terminé la moto, aujourd’hui c’est une pleine journée de voiture qui nous attend. Il est 6H du matin et tout le monde s’affaire à regrouper son paquetage pour le grand retour. Dernières galettes et dernier thé à la menthe au café Tamount avant de quitter notre hôte Samir.

Les premiers kilomètres sur les petites routes marocaines sont les plus durs et même ma BMW essaiera de se détacher pour prendre la route seule. Heureusement plus de peur que de mal. Une fois sur l’autoroute, les kilomètres défilent à bon rythme avec un Môriiiin qui ne chôme pas au volant comme au guidon de son HP2. On se fera bien arrêter 2 fois pour excès de vitesse mais sa bonne tête de normand et le buis béni derrière le pare-soleil nous sauveront la mise.

Le temps est toujours aussi maussade et à l’approche de Tanger, c’est un véritable déluge qui s’abat sur nous. Nous filons direct à Ceuta pour attraper le bateau de 18H30 et miracle, tout se passe bien ! Les douanes marocaines et espagnoles ne sont qu’une formalité comme l’embarquement sur le bateau qui est à l’heure. Le tout est plié en 1H30 chrono et nous retrouvons l’Europe à 20H00 ; ce qui nous laisse le temps de profiter du jour pour rouler jusqu’à Séville. C’est pas Pékin express mais on se défend bien !

Fred nous dégotte un hôtel de banlieue impeccable, bon marché et avec un parking intérieur privé pour notre précieux chargement. Nous sortons dîner dans un restaurant typique à quelques centaines de mètres de là où nous passons une excellente soirée dans une ambiance festive. Il est plus de minuit quand nous regagnons l’hôtel. Demain, le départ est prévu à 6H30 soit 4H30, heure du Maroc. Ça va être dur !

 

Le petit futé capsudien : Bocadillos de atùn con tomate, patatas chips y una cerveza au déjeuner sur le port de Ceuta. Ensalada mixta, revuelto de champiñones y jamon, albodigas en salsa con patatas fritas, natillas comme chez Mamou, vino de caceres. Un très bon dîner pour un prix très doux : 14 €/pers. Hôtel « El Girasol », quasiment neuf, confortable et spacieux pour 50 € la chambre double et 70 € la triple. C’est pas les prix du Maroc mais pour Séville, c’est pas mal.

 

 

Dimanche 18 avril : Si proche et déjà si loin

 

L’heure est matinale mais les trombes d’eaux qui s’abattent dehors nous ont vite réveillés. Le petit-déjeuner n’est pas servi à cette heure et nous partons donc direct sur l’autoroute détrempée. Au lever du soleil, nous découvrons une Andalousie verdoyante et où l’eau est omniprésente. C’est la première fois que je vois des oliviers les pieds dans l’eau… La pluie ne nous quitte plus et nous réduisons nos arrêts au maximum pour rentrer au plus tôt. On prend tout juste le temps de pique-niquer sur un parking d’hôtel au bord de l’autoroute. Nous nous relayons au volant avec Fred pour que Môriiiiin se repose un peu car il enchaîne en suivant pour sa remonter plein Nord vers sa Normandie natale.

Nous touchons enfin au but vers 18H00 après plus de 12H00 de route, arrêts compris. On n'est pas loin d’être cuits et le déchargement des motos et des bagages est un vrai calvaire. Une dernière petite bière sur la terrasse chez Fred le temps d’évoquer déjà nos souvenirs mais aussi les projets futurs. Chacun est pressé de rentrer chez lui et pour certains la route est encore longue. Nous nous séparons en se promettant de nous retrouver rapidement pour une soirée photo. Les pistes du Maroc sont déjà loin…

 

Voilà, une nouvelle aventure se termine et nous pensons déjà à la prochaine. C’est si proche et si loin à la fois mais la vie doit être faite de projets quand on veut avancer. Pour ma part, je n’oublierai pas de si tôt cette extraordinaire semaine où j’ai pu une nouvelle fois vérifier la formidable importance du groupe. Un groupe où chacun emmène ses qualités et ses défauts mais pour qui le but essentiel reste de vivre une aventure extraordinaire ensemble jusqu’au bout. J’essaierai de m’en rappeler dans les moments difficiles où l’envie me prend de tracer mon chemin tout seul. Merci à tous.

 

Gérard BRONDY

Galerie de 283 Photos

 

Remerciements particuliers : A Dumoll et Môriiiin pour avoir mis leur véhicule à la disposition du groupe pour ce long voyage. A Bibi Junqua pour avoir prêté son extraordinaire 4x4 qui nous aura été fort utile et à Christian Gallot pour le prêt de sa remorque.

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Avril 2010: Séjour a Erfoud

 

Ca y est, on est reparti au portes du désert avec cette fois ci mon 400 EXC  à la place du 250 WRF plus adapté au désert. J'en profite pour faire connaitre le rif à Philippe et la descente ce fait assez rapidement pour éviter le racolage des vendeurs de kif !! Le séjour commence par le mariage berbère de notre ami Mohamed et il a fallu attendre 3 jours pour faire connaissance avec la charmante Zohra.

Les 120 poulets, le boeuf et le mouton nous ont aidé à faire passer le temps avec des animations et des aller-venues permanentes.

Les motos sont là impatientes de rugir dans ces grands espaces. Petite mise en jambes pour commencer et 100 kms jusqu'au gite de nos amis à Itrane Sahara.

L'arrivée à Itrane se fait rapidement après un essai non concluant dans les dunes locales. En effet, le vent de sable qui a sévit ces derniers jours à fais bouger les dunes et l'on trouve régulièrement des trous de sable trés trés mou !!! Tout cela s'arrange après un excellent diner et une nuit réparatrice. Maintenant on rentre dans le coeur du sujet avec un transfert vers Zagora sur les traces du Dakar. Etape très jolie assez roulante mais pourvue de passage fech fech ou l'on trouvera une vingtaine de 4X4 Portugais plantés. Rien d'inquiétant avec nos motos qui passent les doigts dans le nez. Sur notre chemin, une bonne surprise puisque nous croiserons le bivouac du marathon des sables et ou Philippe aura la chance de pouvoir encourager son beau'f Pierre juste avant l'arrivée de l'étape.

 

Arrivés à Zagora après 250 kms, on prend logement dans un superbe Riad au bord du canal et le bib AR de notre Philippe ressemble à du chewing-gum. Après réparation nous partons le lendemain pour une étape jusqu'à Ouarzazate un peu plus montagneuse qui se passera sans problèmes. C'est jeudi et Philippe laisse la place à son fils sur la moto et prend en charge un groupe d'Orthéziens venus encourager leurs maris et enfants inscrits au marathon des sables.

On se retrouvera à Tinerhrir le soir après une superbe journée TT préparé par ma pomme sur google Earth et une visite aux gorges du Toodra.

Cette journée mêlera grand espace à 1800m d'altitude entre les montagnes et passages un peu plus techniques. Le groupe d'Orthéziens est enchanté de ses visites aux gorges et à la vallée des roses et profite déjà du climat. La journée suivante commence par pas mal de goudron mais le décor est toujours aussi joli. Passage à Alnif ou nous croiserons une troupe de trails venu d'Italie et liaison très longue dans les plateaux jusqu'à Rissani. Le soir on retrouve Philippe avec le groupe d'Orthéziens très émus après une visite surprise au marathon des sables pour un bivouac chez notre ami Lassen.

La soirée est festive avec un mouton entier cuit au four à bois et se ponctue par une digestion sous les étoiles de l'erg Chebbi. Déjà samedi et nous prenons la direction de Merzouga pour l'arrivée du marathon des sables. L'ambiance a l'arrivée est bien la pour accueillir nos marathoniens revêtus du foulard et du béret béarnais.

Ils finirons éprouvés mais extrêmement heureux de l'aventure qu'ils ont vécu et à mon grand étonnement ne pensent qu'à une chose, non pas se reposer mais manger un bon repas. Grand bravo à eux pour leur périple de 240 kms environ en autonomie totale. Ils seront transférés vers Ouarzazate avec leurs amis pour le retour vers la France.

Pour nous s'est repos et préparation du retour en 4X4 et motos par le plateau du récam mythique grâce au passage du Dakar. Le départ se fait quelques Kms après le Xaluca et grâce au guide embarqué avec nous pour l'occasion, nous chargeons les motos sur la remorque après 360 Kms de routes et pistes.

Le trajet est très beau et se fait facilement car il est emprunté régulièrement. On finira cette très longue journée à Nador de nuit.

On prend le bateau pour Alméria et le bilan est positif, Moha est très heureux de son mariage, on a passé 15 jours splendides avec nos motos qui ont très bien marché pendant 1600 Kms et on a validé de beau parcours pour de futurs raids peut être !!!

Encore une fois félicitations aux marathoniens pour leur condition physique, leur courage et leur détermination. Merci encore à Philippe de Désert Excursion pour ce séjour qui nous a fait oublier un peu les soucis pendant ces vacances.

Fredo

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Grosse Perf de Jonathan à Antagnac Dimanche 28 Mars
Pendant que certains nettoyaient les chemins, notre pilote de pointe Jonathan DEKERLE faisait briller les couleurs du moto-club CAP-SUD sur l'endurance d'Antagnac de ce dimanche.
Après une excellente séance d'essais qui lui donnait une bonne place sur la grille de départ, Jonathan a fait parler sa hargne, son attaque et sa condition physique pour aller taquiner les tops pilotes du cross national et emmener sa petite Yamaha 250 YZF sur le podium final du classement général et remporte bien évidemment sa catégorie.
 
Quand on sait que le vainqueur n'est autre que Mickael Musquin et le deuxième Florent Blanchard, tous deux sur des 450 cc, et qu'ils étaient plus de 100 pilotes au départ, Jonathan (à droite) a réalisé un véritable exploit.
 
Le moto-club CAP-SUD est fier d'aider Jonathan Dekerle qui avec ce début de saison en fanfare confirme tous les espoirs que nous mettions en lui. Vivement la suite et notamment le 1er championnat d'Europe de montée impossible auquel Jonathan s'attaque cette année. On y croit!
Photo http://www.espritmx.com/
 

L’endurance d’Antagnac vue de l’intérieur par Jonathan DEKERLE

Ce dimanche 28 mars, j'ai participé à l'endurance d'Antagnac dans le Lot-et-Garonne. Arrivé dimanche dans la matinée, la journée s'annonce belle et ensoleillée.


13h30 je m'élance pour le tour de reconnaissance suivit du tour chrono. Le circuit est extrêmement défoncé, truffé d'ornières et de vagues creusées par la course de quad du samedi. Je me concentre bien sur mes trajectoires pour les chronos afin de me placer dans les quinze premiers car cela me conviendrai parfaitement. Et... A ma grande surprise, je claque un jolie 4ème temps au scratch, ce qui me donne la 4ème place pour le départ.
14h00, c'est le départ, je sorts du premier tour en 3ème position juste derrière F. Blanchard et M. Musquin. Quelques tours plus tard, je double Blanchard mais le rythme est trop important. Je préfère donc assurer et le laisser repasser. Au bout de 2h00 de course je pointe toujours en 3ème place au scratch avec une solide avance sur le reste des pilotes.
Dès mon 2ème ravitaillement, je sens que ma moto commence à perdre quelques chevaux, elle devient de plus en plus bruyante. A 35 minutes de la fin mon collecteur fini par éclater et j’angoisse de me faire arrêter par la direction de course.
A 4 tours de la fin, Florent Gendron vient me chatouiller, cela me remotive immédiatement. J'ai eu comme un second souffle et j'ai remis les gaz pour reprendre une marge de sécurité. J'entame mon dernier tour, ma moto ne fonctionne plus correctement et je me fais rattraper par Y. Labat. Une bagarre de fou éclate sur la moitié du circuit, mais j'arrive à le redoubler et à me remettre en sécurité.
Je passe donc la ligne d'arrivée en 3ème position au scratch et en vainqueur de la catégorie 125/250 4T.

Je suis très heureux de cette course et de ce formidable résultat. Cela me redonne confiance en moi et mes capacités à rouler vite régulièrement. Je remercie tous mes partenaires, notamment YACCO, SHARK et le Moto Club CAP-SUD, ainsi que le papa de Geoffroy Lemercier et ma chérie qui m'ont fait une super assistance. Merci aussi à Florent Gendron qui m'a aidé à régler ma moto la semaine avant la course.
Photos et résultats sur Esprit MX
John

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Chemins pour tous

17ème journée des chemins – Dimanche 28 mars 2010

 

Depuis bientôt deux décennies, le comité de défense des loisirs verts (CODEVER) œuvre pour que les chemins restent ouverts à tous. En effet, l’intolérance et l’injustice ayant fait leur chemin ( !), nos décideurs, toujours à l’affût de quelques voix supplémentaires, ont cédé à la mode verte et cru bon d’essayer d’interdire à certaines catégories d’utilisateurs l’accès aux milliers de kilomètres de pistes et chemins qui sillonnent nos campagnes. Ces utilisateurs coupables de tous les maux, étaient tout désignés : 4x4, motards et autres voyous motorisés qui polluent nos campagnes et détruisent nos chemins. Cette vision réductrice dictée par quelques bureaucrates parisiens ou bruxellois qui considèrent nos lieux de vie comme des réserves d’indiens ne pouvait rester la seule. C’est donc en utilisateurs responsables, conscient des bienfaits mais aussi des désagréments que peuvent occasionner nos pratiques, que le moto-club CAP-SUD s’est associé à la journée des chemins depuis maintenant 6 ans, histoire de montrer à tous qu’il ne s’agit pas pour nous de ne faire que profiter de l’exceptionnel environnement naturel de notre région mais aussi de participer à l’entretien voir à la protection d’un patrimoine national qui appartient à tous.

 

Cette journée n’est pourtant qu’une infime partie des actions que notre moto-club met en œuvre chaque année. La pratique elle même permet de maintenir l’existence de l’immense réseau de chemin dans notre région. Beaucoup d’autres utilisateurs l’ont bien compris et le petit groupe de motards que nous étions au début s’est vite transformé en véritable armée de pratiquants des chemins en tous genres. Vttistes, marcheurs, pratiquants du 4x4, agriculteurs ou simples promeneurs sont venus se joindre à nous montrant à tous que l’intolérance n’avait pas de place sur les chemins.

Après avoir dans les années passées, nettoyé des kilomètres de sentiers forestiers, aménagé le chemin de Coulomme pour les piétons, fabriqué une passerelle de 26 m et protégé une cressonnière à Bernatère, assaini le chemin de mûr ou réparer les dégâts de pluies diluviennes sur les chemins de Castagnède, cette nouvelle édition s’attaquait à divers chantiers répartis sur la commune de Salies de Béarn. Au programme, le dégagement de nombreux arbres couchés en travers des chemins par la dernière tempête, la remise en état des ouvrages construits ces dernières années et endommagés par les crues et, morceau de bravoure, la réouverture d’un chemin communal menant du chemin de Bernatère au chemin des crêtes en limite de Carresse.

 

Dès 8H00 du matin, Fred CONVERT, le grand ordonnateur de cette nouvelle édition, regroupait les troupes sur le parking du Casino de Salies autour d’un café chaud. La cinquantaine de volontaires dont une bonne moitié de vttistes étaient alors répartis dans les équipes chargés des divers chantiers. L’ambiance était au beau fixe comme le temps pour une fois ! Les 4x4 étaient alors bien utiles pour transporter troupes et matériels au plus prêt des sites choisis et chacun pouvait alors nettoyer, couper, piocher et apporter sa pierre à l’édifice. Les nombreux enfants présents pouvaient alors prendre conscience que pour avoir la chance de profiter d’une si belle nature, il faut aussi s’en occuper et la pratiquer avec respect.

Le nombre et le beau temps aidant, l’ensemble des chantiers prévus étaient rapidement menés à bien. Il était alors temps de se réunir pour partager un bon repas amoureusement préparé par nos dames. L’ensemble de la troupe se retrouvait alors à l’école du bois la bien nommée, superbe lieu mis à notre disposition par la mairie de Salies de Béarn. Ces merveilleux instants partagés, loin des querelles entre supposés défenseurs et utilisateurs des chemins, remettent du baume au cœur de ceux qui oeuvrent pour un partage raisonné de ce patrimoine. La preuve une fois de plus qu’il n’y a pas une seule vérité mais qu’il faut simplement prendre conscience de la richesse que représente nos chemins et qu’il est nécessaire que chacun adapte ses pratiques pour les maintenir accessibles à tous. Cette 17ème journée des chemins en aura encore été une superbe preuve.

Merci à tous et à l’année prochaine pour la 18ème !

Gérard BRONDY

Les photos ici avec un Quizz pour les 4 dernières... Reconnaissez les 4 ex têtes blondes...!

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En route pour le meilleur

Week-end route à Lekeitio (E) – Samedi 13 et dimanche 14 mars 2010

 

Si on devait écouter les météorologues de France et de Navarre, nous ne mettrions pas un pneu dehors ! Pourtant, en ce samedi matin de fin d’hiver rigoureux, le soleil est bien présent pour faire briller la douzaine de rutilantes machines prêtes à participer au 1er week-end route organisé pour les membres du moto-club CAP-SUD. Au programme , deux jours de balade touristique sur les plus belles routes du Pays-Basque espagnol entre Salies de Béarn et Lekeitio, sur la côte de Biscaye.

 

Et cette première est un vrai succès puisque nous sommes quatorze à prendre un café-croissant organisé par le Casino de Salies de Béarn. Et encore, la troupe n’est pas au complet puisque il manque 4 de nos compères qui nous rejoindront du côté d’Hendaye. Quelques jours après la « journée de la femme », le moto-club a fait les choses bien puisque nous sommes presque à parité : 8 dames et 10 gars pour un total de 12 motos. Et, cerise sur le gâteau ( !), deux d’entre elles ont pris le guidon. Qui a dit que les motards étaient des machos !

 

Côté motos, le groupe est plutôt éclectique et montre bien la diversité de notre association. On y trouve une majorité de trails mais aussi une routière, un supermotard, 2 Harleys et même un maxi-scooter ! Pas question de vitesse lors de cette balade toute entière consacrée au tourisme avec autour de 220 km par jour. La première journée fait la part belle aux routes de bord de mer que nous rejoignons en traversant le Labourd. Bidache, La Bastide Clairence, Cambo, Espelette, Ascain, les superbes villages et les merveilleuses petites routes s’enchaînent  pour rejoindre Hendaye et le reste de la troupe. Une fois Irun passée, c’est une joueuse montée sur le Jaizkibel où l’on fera une première étape pour admirer le superbe point de vue sur l’océan atlantique d’un superbe bleu baigné de soleil. Que du bonheur !

 

La troupe est d’humeur joyeuse et redescend prestement vers le port de Pasaia où nous allons déjeuner. Malheureusement, Florence se lâche un peu trop dans la descente technique et nous gratifie d’une jolie gamelle heureusement sans autres déboires que quelques stigmates sur son genou  et les plastiques de sa moto. Il est temps de se calmer et de prendre le temps d’un bon repas sur une terrasse ensoleillée au bord de l’eau. Mais qui avait prévu de la pluie ??? Le lieu est magique, le tôlier sympa, la nourriture bonne et Dave en grande forme, bref, la vie est belle ! Après la laborieuse traversée de San-Sébastian, il n’y aura plus qu’une ribambelle de merveilleuses routes, de points de vues extraordinaires et de villages splendides pour notre plus grand plaisir jusqu’à Lekeitio, véritable carte postale avec sa baie paradisiaque.

 

Passée la galère pour trouver l’hôtel « Zubieta » dans le dédale des rues de la ville, nous découvrons un véritable îlot de verdure et de calme au milieu de la ville. Un superbe établissement 3 étoiles où la qualité de l’accueil rivalise avec celle des prestations, le tout pour un prix plutôt doux. Une adresse à recommander (www.hotelzubieta.com). La soirée sera aussi réussie avec la bonne excuse de l’anniversaire à Michel pour faire la fête comme il se doit au beau milieu de la jeunesse du Pays-Basque. Le réveil sera lui beaucoup plus difficile et même Dave sautera le petit-déjeuner (entre autre !!!). Les paupières sont lourdes, les cheveux douloureux, le temps un peu moins clair mais il faut attaquer la seconde partie de notre périple : après la mer, la montagne !

 

Dès les premiers kilomètres, la couleur est annoncée, ce sera virages, virages et encore virages. Des longs, des courts, des serrés, qui ouvrent, qui ferment, en montée, en descente, des milliers de virages qui réjouiront Alain, notre supermotard du week-end, à l’attaque sur son jouet fantastique. Florence est beaucoup moins à l’aise et son genou blessé la veille la fait souffrir. Sagement, après quelques dizaines de kilomètres difficiles, Michel la ramènera entière à la maison par des routes plus rectilignes. Pour le reste du groupe, les montagnes russes continuent par une température à ne pas mettre un pingouin dehors. La preuve, Dave est frigorifié ! Heureusement, un bon petit « asador » nous attend pour réchauffer l’extérieur et l’intérieur à grand renfort de conejo, cerdo ou filete à la plancha. Réconfortant.

 

Il est déjà tard quand nous sortons de table à grand peine. Il faut dire que le thermomètre frôle le zéro sur chaque sommet que nous franchissons par de petites routes bordées de neige et à l’adhérence précaire. Le dernier morceau de bravoure que représente le col d’Ispéguy par le côté espagnol nous réchauffera tellement il est facile de prendre de l’angle sur ses virages variés au revêtement impeccable mais nous serons vite calmés côté français où la route n’est qu’un champs de mines. Mais que fait la DDE ???

Le groupe s’amenuise au fur et à mesure que chacun reprend la route de sa maison mais tout le monde à le sourire au moment de se quitter. Ce premier week-end en dehors de nos terrains de jeux habituels aura été une véritable réussite, démontrant à tous que notre moto-club a encore de bien belles choses à vivre, sur les chemins comme sur les routes.

Galerie Photos ici

 

Gérard BRONDY

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Enduro Basco-Béarnais 2010, Sauveterre (64), 7 mars 2010

 

Photos ici

 

Résultats de l'édition 2010

 

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L'enduro Basco-béarnais de l'intérieur par Antoine Ipuy

Pas moins de 25 capsudiens s'étaient donnés rendez-vous du côté de Sauveterre de Béarn pour le premier enduro de l'année, le traditionnel enduro des poireaux aujourd'hui appelé enduro Basco-Béarnais. Les membres du moto-club s'étaient donnés le mot pour faire de cette première compétition un jour de fête. Et cerise sur le gâteau, le beau temps est de la partie.

 

Dès le samedi, toute l'équipe s'affère aux contrôles technique et administratifs ainsi qu'aux repérages des spéciales. Les novices écoutant les pilotes de "pointes" tout cela dans une très bonne ambiance. Le lendemain matin, c'est à 7h30 par une température polaire que tous les pilotes se sont retrouvés pour une photo de famille. Mais pas le temps de prendre un café, tout le monde enfourche sa moto gelée par un vent glacial.

C'est Dave et moi qui partons les premiers dans la campagne béarnaise et s'ensuit toute la petite troupe. Les premiers chemins sont abordés prudemment mais déjà la première spéciale nous attend sur un champ de maïs. Chacun se réchauffent comme il peut et prend le départ de ce premier secteur chronométré. Les habitués ont déjà le couteau entre les dents, les nouveaux prennent leurs marquent alors que certains découvrent les joies du chrono mais tout le monde prend du plaisir. S'en suit une courte liaison en sous bois, des affinités se créent, chacun roule à son rythme et profite d'un cadre magnifique sous un beau soleil d'hiver. Le premier ravitaillement est au top ! La nouvelle organisation est formidable, tout le monde retrouve son bidon d'essence mange un bout et c'est reparti !

 

C'est en pleine montagne que notre petite équipe se regroupe pour une pause déjeuner organisée par le moto-club des deux Gaves. Café, croissants, jus d'orange, réchauffent et ragaillardissent les capsudiens. Tout le monde à le sourire, chacun discute sous un soleil radieux mais malheureusement Bibi manque à l'appel, contraint à l'abandon sur casse mécanique. Mais pas le temps de bronzer au soleil, il faut repartir, la route est longue. Chacun roule à son rythme sur de très beaux chemins et dans de fabuleux paysages. La bonne ambiance règne au sein des pilotes Capsudiens !

On arrive ensuite sur la magnifique spéciale de Saint-Just Ibarre, tracée à flanc de colline avec de superbes montées et descentes. La tension monte d'un cran, tout le monde se prend au jeu du chrono avec plus ou moins de réussite mais tout le monde en sort sur ses roues et c'est bien là le principal. Quelques chemins plus loin, c'est la pause repas bien méritée assurée comme d'habitude par le restaurant du Col de Gamia où les capsudiens ont l'habitude de faire étape lors de nos raids. Une grosse tablée de Capsudiens attaque un bon repas préparé par Bruno et son équipe tout en profitant du magnifique panorama des montagnes basques. Tout le monde à la sourire, chacun est emballé par cette course unique mêlant sportivité, tourisme et convivialité et le plaisir de partager se moment avec tous les pilotes du moto club se fait sentir.

 

L'après-midi, la course reprend ses droits. Des chemins roulants nous attendent où des pilotes comme Dave ou Christian nous montrent combien ils peuvent rouler vite. L'avant dernière spéciale se passe dans une ambiance très décontractée où chacun de nous peut regarder les autres rouler et s'adonner à la critique ou à l'admiration. Chacun essaye alors d'imiter au mieux le leader, Willy Rouyet qui est impressionnant, avec un pilotage d'une propreté et d'une attaque

inégalable ! Après une courte liaison, retour à Sauveterre pour la dernière spéciale traditionnelle dans une prairie en pleine ville. Les pilotes de pointes essayent encore de grappiller quelques secondes et les autres pilotes s'amusent, font la course entre eux, devant une belle assistance où l'on a plaisir à voir de nombreux capsudiens venus nous encourager.

J'en profite pour faire une dédicace spéciale : Qui dit pilote amateur, ne dit pas pilote sans vitesse ! C'est ce qu'on peut se dire quand on voit notre Vétéran Denis Lartigue sur cette dernière spéciale, mettant du gaz comme dans sa jeunesse... Ne signerait-il pas pour une nouvelle saison ? Affaire à suivre...

 

C'est autour de quelques verres que tous les protagonistes capsudiens se retrouvent. La bonne ambiance règne, le prez nous a rejoint ! Nous avons passé une superbe journée, la nouvelle organisation mise sur pieds a marché au top, l'enduro Made In Cap-Sud à un bel avenir !

Côté résultats, tout le monde peut être satisfait avec de belles places, comme pour Xavier Pederencino qui fini 22ème pas trop rouillé après une année d'absence ou Dave Gaits, 28ème, reposant les tétines sur la terre après s'être initié aux courses de sables. Pour ma part, je finis 23ème et 3ème junior après un hiver sans sport. Des résultats honorables pour un début de saison mais ce qu'il faut retenir, c'est une superbe journée avec un groupe solidaire, des sourires, du soleil et surtout une superbe ambiance !

Merci à tous...

Antoine IPUY

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Rallye Maya Maroc 2010: Superbe perf de Jean Michel Ithurburu 7° au scratch et 2°Open

Après une première participation sur une Sherco 250, Jean Michel étrennait sa nouvelle KTM dans les dunes marocaines. Rudes conditions climatiques avec soleil, trombes d'eau, froid, vent... On laisse Jean-Mi récupérer un peu en pensant déjà à l'édition 2011 mais les premières photos sont déjà là...

Galerie Photos Cliquez ici    Petite vidéo

 

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Deuxième couche! 27 Février 2010

Quelques courageux avaient déjà attaqué le démontage des stands dans la semaine, et il fallait maintenant s'occuper de la piste et de ses abords... Au programme, quelques hectomètres de rubalise, des dizaines de piquets, le tout copieusement maculés de boue bien collante et bien lourde, des sacs poubelles à profusion, des bâches et même de la moquette! Si certains concurrents envisagent de nous poser du lino ou du parquet flottant l'an prochain, pas de problème, on prend pour meubler le futur hangar de Cap-Sud... L'étymologie du nom Sallespisse ne laisse guère de place au doute, mais il serait quand même souhaitable de laisser l'endroit en partant tel qu'on apprécie de le trouver en arrivant...

Nous n'en avons pas perdu le sourire pour autant et le casse-croute concocté par Albert nous a permis de compenser les kilowatts dépensés dans la matinée. Restent encore quelques points inaccessibles vu l'état du terrain mais l'essentiel est fait!

Philippe

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HAUTE TENSION SUR LA PLAGE

Ronde des plages à Hossegor (40) – Championnat de France de courses sur sable - Samedi 23 et dimanche 24 janvier 2010

 

Une semaine après notre déplacement à Grayan, une forte délégation du moto-club CAP-SUD s’est rendue à Hossegor pour un week-end traditionnellement sportif pour les pilotes mais aussi pour les officiels. Cette épreuve historique du championnat de France de courses sur sable qui attire un nombre incalculable de participants et de spectateurs n’est pas une formalité et il faut autant d’énergie aux organisateurs et officiels pour permettre à la course de se dérouler que de courage et de physique aux pilotes pour la terminer.

 

3 médecins, 250 quads, 30 gendarmes, 7 kilomètres de sable, 350 motos, 3 jours de manifestation, 60 secouristes, 15 000 spectateurs environ et 160 bénévoles dont une belle brochette de capsudiens venus en voisins et amis du MC des plages et de son président Gilou DASSE. Voilà quelques chiffres qui montrent bien le gigantisme de cette épreuve. Dès le vendredi après-midi, Sébastien FOURNIER, commissaire sportif, et moi-même, directeur de course, sommes sur le pont pour essayer d’anticiper les difficultés d’organisation rencontrées l’année passée et évoquées 15 jours avant en mairie lors de la réunion de la commission départementale de sécurité routière. Le lendemain, Steph, Vincent, Nicolas, Chris et Jean-Louille viennent nous prêter mains fortes pour pallier aux postes des commissaires manquants et ils ne seront pas de trop…

 

Il est vrai que ce n’est pas vraiment facile de gérer un week-end de courses avec plusieurs centaines de participants et plus d’un millier d’assistants, des départs en convois où les pilotes sur-excités traversent la ville sur plusieurs kilomètres et des spectateurs ou la houle jouent avec nos nerfs en envahissant tour à tour le tracé. Et ceci, sans parler du surfeur qui décide de se faire quelques vagues en plein milieu de la course de quads ou des petits voyous qui profitent de l’occasion pour visiter les voitures des spectateurs… Autant de choses qui sont quasiment « transparentes » pour le pilote ou le spectateur lambda mais qui retombent toujours sur l’énorme liste de travaux dont nous devons tenir compte voir même solutionner dans un temps record !

 

Mais bon, nous n’allons pas nous plaindre, si nous n’aimons pas ça, nous n’avons pas qu’à y aller. Alors, même si tout n’est pas parfait, quel bonheur de voir les centaines de pilotes dévaler la longue plage de sable fin devant des milliers de spectateurs ébahis. Rien que de se dire que malgré les pressions écologiques et sécuritaires tout ce monde est encore là un peu grâce à notre travail, nous donne du cœur à l’ouvrage. Et ce n’est pas Gilles CHAGUE, Thierry MANESCAU ou Dave GAITS qui vont nous contredire. Nos trois courageux pilotes du CAP-SUD MC en ont bavé mais ont tous rallié l’arrivée et se sont même classés respectivement 214ème, 193ème et 100ème de la course moto sur 350 partants. De biens belles performances pour des non-spécialistes de la discipline.

 

Côté course justement, la course des quads du samedi a vue les favoris s’imposer logiquement avec une très belle victoire de WARNIA, suivi de COUPRIE et VLAEYMANS. A noter que sur cette course, Mathieu TERNINCK qui avait passé la ligne d’arrivée en troisième position, a été pénalisé d’un tour pour bruit non-conforme à la fin de l’épreuve et s’est retrouvé classé en cinquième place. Une sanction que l’on peut trouver sévère mais une sanction nécessaire tant le bruit est un fléau que nous devons combattre de toute nos forces si l’on veut continuer à organiser des manifestations de sports motorisés en milieu naturel. Côté motos, pas de problème de normes de bruit mais une impressionnante série de chutes occasionnant une activité intense pour les bénévoles du PC secours. Parmi les blessés, rien d’autre que Mickaël PICHON, alors en tête à la mi-course qui chute à pleine vitesse sur la plage. Heureusement, plus de peur que de mal, mais nous décidons quand même de l’évacuer sur l’hôpital de Dax pour assurer. Pour MOUSSE, le vainqueur de Grayan, c’est la mécanique qui lâche comme pour PREVOT, autre favori. A ce petit jeu des éliminations, les jeunes reprennent le pouvoir avec la victoire de Gauthier LECLABART devant VAN BEVEREN et GILOT. Un podium de 23 ans de moyenne d’âge !

 

Il est 20H00 ce dimanche quand, par nuit noire et sous le crachin, je dépose Séb devant sa maison qu’il a quitté 3 jours plus tôt. On n’a pas grand chose à se dire à part « repose toi bien ». On n’a même pas eu le temps de boire un coup avec nos potes du moto-club. Mais une nouvelle Ronde des Sables à eu lieu, contre vents et marées, et on a un peu la prétention de penser qu’on y est un peu pour quelque chose.

Gérard BRONDY

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CAP-SUD SUR LE FRONT … DE MER !

16ème GURP TT à Grayan (33) – Championnat de France de course sur sable – Samedi 16 et dimanche 17 janvier 2010

 

Depuis maintenant trois ans, le moto-club CAP-SUD donne un coup de mains au moto-club des Esteys pour l’organisation d’une des plus belles courses sur sable de France : La GURP TT. Une épreuve d’endurance moto qui réunie 400 pilotes dont le gratin de la spécialité pour 3 heures de pilotage entre plages et forêts de pins.

 

Cette année, c’est une équipe CAP-SUD renforcée qui se déplace à la pointe du Médoc. Outre nos habituels officiels avec Pascal BALLION et Séb FOURNIER comme commissaires sportifs et moi-même au poste de Directeur de Course, nous avons le plaisir d’être accompagnés de Fred LUBERRIAGA, Antoine IPUY et Stéphane ARRACHOU aux postes de commissaires roulants ainsi que Dave GAITS et son assistant Julien BISBAU comme unique pilote du club engagé sur la compétition.

 

Arrivés dès le samedi matin sous une pluie battante et par un froid à ne pas mettre un canard dehors, cette première journée s’annonce éprouvante tellement les conditions climatiques et les difficultés techniques sont nombreuses. Le contrôle technique cristallise une grande partie des mécontentements avec, en particulier, l’application des nouvelles normes de bruit. Ces normes applicables depuis le 1er janvier 2010, mises en place pour limiter les nuisances sonores, nous obligent à une présence quasi-permanente et à des explications longues, fastidieuses et parfois houleuses avec les propriétaires des motos non-conformes. Si vous ajoutez à ça, une énorme bouée échouée, une mer démontée découvrant des obstacles sur la plage, un parc ravitaillement à ré-organiser et toute la somme des petits tracas à régler, notre première journée n’est pas de tout repos.

 

Heureusement, l’accueil et la gentillesse de Laurent CLUZEAUBON, Président du moto-club organisateur, et de toute son équipe nous font oublier toutes ces difficultés. Tels des invités de marque, nous sommes chouchoutés avec même un dîner au Casino de Soulac et une nuit en hôtel. Notre Dave se prendrait presque pour un pilote d’usine ! Mais attention, pas question de trop goûter le bon vin de Médoc, dimanche matin il faut être en pleine forme pour le grand jour de l’épreuve.

 

Et comme par miracle, c’est sous un grand ciel bleu que commence la journée. La mer s’est elle aussi calmée et largement retirée pour laisser place à la compétition. Un petit tour de 4x4 sur les 4,5 km de plage pour vérifier que tout est en place et après quelques aménagements de sécurité nous sommes enfin prêt pour lancer l’épreuve. Fred LUBERRIAGA a le redoutable avantage d’ouvrir la piste afin de valider la mise en place des dispositifs. Mission qu’il manquera de terminer à l’hôpital au bout de quelques dizaines de mètres lorsque les pellistes qui maintiennent la corde d’amarrage servant de grille de départ, lèveront le dispositif alors qu’il arrive lancé !

 

La tension est grande et les tops pilotes comme PICHON, MOUSSE, BETHYS ou DEUDON trépignent derrière la grille. A midi pile, comme prévu, la course est lancée dans une furie indescriptible. Les 400 pilotes se ruent à l’assaut de la plage menant à la passe de la Néganne. Le premier tour se passe sans encombre, dominé de la tête et des épaules par un Mickaël PICHON supersonique. Malheureusement pour lui, ce cavalier seul se terminera dans le 3ème tour par un problème moteur laissant place à une superbe bagarre entre cinq pilotes dans la même minute. Pendant ce temps, Antoine et Stéphane prennent du plaisir à rouler sur ce superbe tracé sans la pression de la course. Ils n’en oublieront pas pour autant de tenir leur rôle de commissaire en assurant le re-balisage du circuit ou le signalement des points dangereux. De quoi joindre l’utile à l’agréable.

 

Côté course, au jeu des dépassements des attardés et d’un terrain devenu de plus en plus exigeant, c’est MOUSSE qui creuse l’écart et sort vainqueur de la GURP TT 2010 sur sa Yamaha 450 avec 13 tours en 3H11mn, suivi par DEUDON sur Kawasaki et VAN BEVEREN sur Yamaha. Pour sa part, notre Dave fini épuisé avec l’honorable place de 119ème et 9 tours parcourus. Une belle performance pour son retour à la compétition après un an d’arrêt sur blessure.

 

Alors que le chapelet des concurrents s’égrène sous le drapeau d’arrivée de Sébastien, les vainqueurs sont acclamés par les innombrables spectateurs et assaillis par les nombreux journalistes. Le temps pour nous de passer au travail administratif des rapports du jury, validation des résultats et autres paperasses beaucoup moins amusantes mais pourtant nécessaires. Il n’en reste pas moins que nous sommes tous fiers de contribuer, chacun à notre manière, au succès de cette superbe épreuve à laquelle j’ai toujours autant de plaisir à participer. Plaisir que je me remémore toute l’année en goûtant l’excellent nectar de FLEURT* !

 

Gérard BRONDY

* Denis FLEURT, producteur de vin de Médoc et cheville ouvrière de la GURPTT.

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RALLYE MAYA MARSEILLE MAROC 2010

Deux capsudiens à l'attaque des dunes marocaines - 12 au 21 février 2010

 

Quel motard n'a pas rêvé un jour de surfer sur des dunes de sable géantes en toute liberté ? Quel enduriste n'a pas imaginé parcourir des spéciales sans fin où les rubalises sont remplacées par des cordons de dunes ? Et bien Dany AZZOUG et Jean-Michel ITHURBURU vont vivre ce rêve bien éveillés pour la seconde année consécutive en participant au 2ème Enduro Maya Marseille Maroc du 12 au 21 février 2010.

 

On s'en doutait, quand Jean-Mi y aura goûté, il aura du mal à s'en passer ! Et ça s'est vérifié. Il faut dire que quand, pour une première participation à une course type rallye, on termine 6ème au scratch et 1er de sa catégorie, qui plus est, sur une petite 250cc 4 temps, il y a de quoi être motivé pour persévérer.

C'est bien ce que Jean-Mi a décidé de faire. Accompagné de Dany AZZOUG, ils repartent à la conquête des plus hautes dunes marocaines dans la région de Merzouga. Et cette année, ils ne seront pas en terre inconnue puisqu'en plus de leur expérience de l'année passée, ils retrouveront dans l'organisation Philippe CAZALA et ses amis marocains.

Le moto-club CAP-SUD occupera donc l'ensemble de la scène avec un pilote qui part pour la gagne, un autre qui compte bien faire partie des finishers et enfin un dernier à l'organisation. De quoi faire briller les couleurs de notre moto-club et de nos partenaires bien au delà de nos frontières.

Alors début février, n'oubliez pas de visiter votre site Internet préféré www.capsudmc.org pour suivre l'actualité de nos capsudiens des sables et de rêver à travers eux d'espaces infinies et de paysages merveilleux. Rêve qui pourrait bien devenir réalité ! En effet, dès le mois d'Avril (10 au 17), Philippe CAZALA et ses amis marocains de Désert Excursion ( www.desert-excursions.com ) nous proposeront de rouler sur les traces du rallye mais sans le stress du chrono. Mais cela est une autre histoire...

Gérard

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Sortie anti toxines et études appliquées; Samedi 2 Janvier 2009

 

Journée en deux partie avec la première sortie de l'année pour les CapSudiens avec une douzaine d'enduristes décidés à mettre en pratique les bonnes résolutions de la veille (sport, santé, bonheur et chemins creux) ou du moins à éliminer les résidus des derniers gueuletons. Puis rassemblement au circuit de Sallespisse pour un test grandeur nature afin d'améliorer et peaufiner les sites d'implantations de tout ce qui participe à l'organisation de l'endurance du mois prochain.

 

8h30, rendez-vous chez Dumol puis mise en route du petit groupe. Bien qu'étant au club depuis 2005, je réalise que c'est ma première sortie avec les habitués depuis les reco de l'enduro Club14 et les repérages des trois dernières éditions du Shark X-Trem.

Ajouter à cela un niveau très moyen, une KTM 400 LC4 de 10 ans, les pluies de la veille et un terrain inconnu… ça commence à faire beaucoup pour un début d'année. Malgré ça, je prends la trace, et tout se passe bien pendant les quelques 90 km de notre sortie.

Pas de pluie, des paysages sympas sur les collines béarnaises, des petits signes amicaux aux gens que l'on croise dans les villages jusqu'à notre rencontre avec un A.P.R.G.F.S (Agent Privé de Régulation et de Gestion de la Faune Sauvage).

 

Dérangé par notre troupe qui sortait d'un bois à petite vitesse, notre Rahan moderne se met en travers du chemin qui mène à Son territoire sur Sa commune, demandant notre identité, argumentant qu'il est au conseil municipal, et se mélangeant allègrement les cartouches sur le statut foncier du chemin et les individus aptes à l'emprunter! Si je connais le cadastre par cœur sur les sentiers que j'utilise, je n'ai en revanche pas la carte du parcellaire du coin sur moi mais sachant (et pour cause) comment son conçus les projets d'itinéraires de randonnées, j'émets quelques réserve sur sa façon de voir les choses. Peine perdue, car partant du principe que celui qui parle le plus fort à raison, dans le doute, on rebrousse notre chemin non sans enregistrer le point GPS sur le petit Garmin… Vérification faite, nous sortions d'un bois privé (mea culpa!) mais le lieu du litige est bien un chemin rural… On pourra donc méditer pendant toute cette nouvelle année sur la notion de partage de l'espace rural…

 

 

Retour donc à Orthez autour d'une grande tablée avant de rejoindre le circuit de Sallespisse où le grand manitou du club nous attend…

Au programme, parcours du tracé de l'endurance des 20 et 21 Février, vérifications des points à améliorer, des sites d'implantation de commissaires, et inventaire de tout ce qui doit être mis en œuvre pour que cette manifestation sur un grand territoire soit une réussite… La check-list est donc copieuse! Pendant que l'ordinateur interne de GG fait chauffer le processeur, ça jardine un peu dans les collines, avec certaines sections un peu délicates. Il faut donc se comporter en motard mais anticiper aussi ce que pourrait être le tracé après la première endurance des quads…

Debrieffing à chaud et nouvelle mouture du schéma d'ensemble dans la foulée… GG et ses lieutenants ont le cervelet en ébullition.

17h, on plie bagages,  le froid et la pluie menacent. On aura eu la petite fenêtre météo nécessaire à cette journée…

Philippe H

Galerie Photo Ici